Accueil > Humeur et humour > Hollande, Sarkozy, Mélenchon, Bayrou, Joly et les autres...Mais quels (...)

Hollande, Sarkozy, Mélenchon, Bayrou, Joly et les autres...Mais quels présidents de cinéma sont-ils ?

lundi 16 avril 2012, par filparp

Contrairement aux images reçues, qui veulent que le cinéma français ne parle pas de politique, le Président de la République est une image récurrente de la filmographie hexagonale. Mais parmi ces présidents de fiction, certains ont bien des points communs avec les vedettes de ce premier tour. Petit tour d’avant le premier tour...par ordre alphabétique pour respecter l’égalité.

Pour DSK qui a failli être candidat, nous aurions choisi La Maîtresse du président, de Jean-Pierre Sinapi, avec Didier Bezace dans le rôle du président Faure et Cristiana Reali dans le rôle de Marguerite Steinheil. Qui raconte la fin du président Felix Faure. La rumeur populaire colporta que c’était une fellation prodiguée par sa maîtresse qui avait provoqué un orgasme fatal, ce qui valut à Marguerite Steinheil le surnom de « la pompe funèbre », et permit aux chansonniers de l’époque d’affirmer : « Il voulait être César, il ne fut que Pompée ».

Pour Ségolène Royal qui aurait bien voulu mais qui n’a pas pu, nous aurions par évidence choisi Les Hommes de l’ombre où Nathalie Baye l’incarne avec un grand naturel.

Mais les nominés sont :

Arthaud Nathalie

Pour la prétendante Lutte Ouvrière nous conseillerons le visionnage en boucle de Pour vous servir de Sarah Bertrand (2007).
Et particulièrement la séquence consacrée à Arlette, pour qu’elle s’inspire de son style, et finisse par faire, dans vingt ans si elle suit la trace de son aînée, cinq pour cent des voix.

Bayrou François

Pour lui, la France est au plus mal, et ce joyeux optimisme lucide lui vaudra selon toute vraisemblance une veste majeure. Alors nous choisirons pour ce qui le concerne Les chinois à Paris de Jean Yanne (1974), et cette suite de répliques célèbres :

Le Président de la République française : Alors, qu’est ce que je dis aux Français ?

Le conseiller du Président : Eh bien, que c’est foutu, Monsieur le Président.

Le président de la République française : Oui bon d’accord, mais comment je leur dis ?

Le conseiller du Président : Comme d’habitude : "Mes chers compatriotes, ce sont des temps difficiles mais..."

Cheminade Jacques

Si l’on tient compte de l’engouement de notre candidat pour la conquête spatiale, il n’y a aucun doute : il faut qu’il reprenne le rôle de Barbet Schroeder président de la République française dans Mars Attacks !(1996) de Tim Burton. Et si l’on pense à ses liens avec un milliardaire américain, on me pardonnera peut-être un film venu d’ Outre-Atlantique dans cette liste !

Dupont-Aignan Nicolas

Pour notre souverainiste, se faire la tête de De Gaulle est de la plus grande urgence. Pour ce, quoi de mieux que de s’imprégner du talent d’Adrien Cayla-Legrand, sosie utilisé dans L’armée des ombres de Jean-Pierre Melville (1969), mais aussi chez Gérard Oury ?

Pour notre part, afin qu’il se persuade davantage encore du caractère dangereux de la rusée Allemagne, et du fait de son aspect fantassin, nous lui conseillerons Martin soldat de Michel Deville (1966).

Hollande François

Ce serait lui faire trop de plaisir et d’honneur, trop facile que de choisir Le promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian (2004).

L’option choisie ici sera donc Hénaut Président, le dernier film de Michel Müller (2012), où un candidat quelque peu provincial semble s’être trompé d’époque. Physique ordinaire (avec ou sans régime ?), absence d’éloquence, l’homme fait au départ de la campagne figure de ringard. Mais il tombe sur Thierry Giovanni, un communiquant, comme l’on dit,de qui veut sa place au soleil électoral. Et entreprend de dépoussiérer la biographie, le look et le programme de Hénaut qui, bonne pâte, se laisse faire. L’incroyable se produit, présumé looser devient alors un winner... Prémonitoire ?

Joly Eva

Compte-tenu de son score probable, qui sera hélas proportionnellement inverse à la qualité de sa campagne, et en songeant à son : « Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? » lors de son meeting de Nantes, nous choisirons pour la femme aux lunettes de couleur La Gueule de l’autre (Pierre Tchernia, 1979), qui dénonve la vacuité des discours politiques, et où un sosie analphabète remporte plus de voix que le vrai candidat. Il est vrai que Hulot n’y est pas allé...

Le Pen Marine

Il faut choisir ici Banlieue 13 ultimatum de Pierre Alessandrin (2009). Philippe Torreton y incarne un Président de la République particulièrement vengeur face à l’insurrection en banlieue. Une banlieue réduite à cinq quartiers ethniques, chacun dirigé par un redoutable chef de gang. Plus que jamais déterminés à "régler le problème", les services secrets mettent volontairement le feu aux poudres. Damien, flic expert en arts martiaux, et Leïto, capable de se faufiler dans les moindres recoins de la banlieue, font à nouveau équipe. Ne manquent plus que les nervis du FN.

Une (petite) idée de ce que pourraient donner les émeutes sociales si la fi-fille à son père arrivait au pouvoir.

Mélanchon Jean-Luc

Alors là, pas de doute. Le Président d’Henri Verneuil (1961) est tout trouvé. Le discours du président Jean Gabin devant les députés, dénonçant les politiciens vendus aux entreprises et l’emprise d’une Europe ultra-libéraliste sur la politique française semble avoir été repris mot pour mot par notre candidat. Allez, juste pour le plaisir, un petit extrait des dialogues d’Audiard :

Le président Beaufort : Tout le monde parle de l’Europe. Mais sur la manière de faire cette Europe que l’on ne s’entend plus. C’est sur les principes essentiels que l’on s’oppose. Pourquoi croyez vous, Messieurs, que l’on demande au Gouvernement de retirer son projet d’union douanière. Parce qu’il constitue une atteinte à la souveraineté nationale ? Non, pas du tout ! Simplement parce qu’un autre projet est prêt.

Philippe Chalamont : C’est faux !

Le président Beaufort : Un projet qui vous sera présenté par le prochain gouvernement.

Philippe Chalamont : Monsieur le Président je vous demande la permission de vous interrompre.

Le président Beaufort : Ah non ! Et ce projet, d’avance je peux vous en annoncer le principe. La constitution de trusts horizontaux et verticaux et de groupes de pressions qui maintiendront sous leur contrôle non seulement les produits du travail, mais les travailleurs eux-même. On ne vous demandra plus, messieurs, de soutenir un ministère, mais d’appuyer un gigantesque conseil d’administration.

Poutou Philppe

Il n’en a pas envie, il voudrait bien qu’un autre le fasse à sa place. Pour cette raison, nous choisirons Pater d’Alain Cavalier, où le président fait ami-ami avec son premier ministre en souhaitant partiellement qu’il le remplace au plus vite.

Et puis comme la proposition en matière de plafonnement des salaires rejoint presque exactement la sienne...

Sarkozy Nicolas

Il n’est pas possible de choisir Le Petit Nicolas, il n’y est en apparence pas question de politique. Le film semble alors tout trouvé, puisque La conquête de Xavier Durringer nous narre son accession au pouvoir. Mais puisqu’ila changé, que lui et Carla ont décidé d’être « des français ordinaires », mes options personnelles iront au film Les oeufs brouillés de Joël Santoni, où un clone de Giscard s’invite chez les français moyens.

Mais il est permis de préférer Les mouvements du bassin , où le hardeur HPG annonce la couleur : "Ce qui est amusant, c’est que dans la description du couple Eric Cantona et Marie d’Estrée, j’ai pris exemple sur le couple présidentiel. En gros, si vous voulez voir la vraie vie du couple présidentiel, il faut les voir dans Les mouvements du bassin.

Mais le plus réaliste sera certainement Le président de Lionel Delplanque(2006), où un scandale financier va coûter son deuxième mandat à un président sortant.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.