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Djibril Diop Mambéty

mardi 15 octobre 2013, par filparp

Fils d’un imam musulman et membre de la tribu Lebou , Djibril Diop Mambéty est né près de Dakar , une ville qui figure en bonne place dans nombre de ses films.

Venu du théâtre, diplômé de l’ école d’art dramatique au Sénégal, Mambéty a travaillé comme acteur au Théâtre national Daniel Sorano jusqu’à son expulsion pour raisons disciplinaires...

En 1969, à 24 ans, sans aucune formation formelle dans le cinéma , Mambéty produit et réalise son premier court métrage , Contras City ( une ville de contrastes ) . Il enchaîne avec un autre court , Badou Boy, qui a remporté un Tanit d’Argent au Festival de Carthage 1970.

Techniquement sophistiqué le cinéma de Mambéty tranche avec la production africaine, et son premier long-métrage , Touki Bouki (1973), reçoit le Prix de la Critique Internationale au Festival de Cannes, le Prix Spécial du Jury au Festival du film de Moscou.

mais en Afrique la reconnaissance n’appelle pas l’argent, et il faudra vingt ans pour que Mambéty réalise son second film , malgré un court métrage en 1989, Parlons Grandmère.

Hyènes (1992), second et dernier long métrage de Mambéty , est une adaptation de la pièce de Friedrich Dürrenmatt La visite et a été conçu comme un prolongement de Touki Bouki

Au moment de sa mort, le réalisateur avait travaillé sur une trilogie de courts métrages appelés Contes des Petites Gens (Contes du Petit Peuple) .

Le Franc (1994), La Petite Vendeuse de Soleil (1995), seront ses dernières oeuvres. Djibril Diop meurt à 53 ans dans un hôpital parisien .

Il a fait l’objet d’un film documentaire en 2008 : Mambéty Pour toujours.

Et nous retiendrons de lui cette citation :

Il faut choisir entre s’engager dans la recherche stylistique ou le simple enregistrement des faits. Je pense qu’un cinéaste doit aller au-delà de l’enregistrement des faits. D’ailleurs, je crois que les Africains , en particulier, doit réinventer le cinéma. Ce sera une tâche difficile parce que notre auditoire est habitué à un langage cinématographique spécifique, mais un choix doit être fait : soit on est très populaire et on parle aux gens d’une manière simple et claire , ou bien on cherche un langage cinématographique africain qui exclurait le bavardage et se concentrerait davantage sur la façon d’utiliser les visuels et les sons.

Réalisateur

1998 La Petite Vendeuse de soleil (moyen-métrage)

1994 Le Franc (court-métrage)

1992 Hyènes Réalisateur

1973 Touki-bouki

1970 Badou Boy

1968 Contra’s City (court-métrage)

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