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Il est aussi absurde de regretter le passé que d’organiser l’avenir. Roman Polanski

Hommage à Roman Polanski

mercredi 13 novembre 2013, par filparp

Roman Polanski a souvent attiré l’attention des médias pour des raisons extra-cinématographiques, et beaucoup trop systématiquement son œuvre a été jugée à l’aune de sa vie, dans une mise en relation majoritairement artificielle.

Ce réalisateur au talent immense n’a cependant jamais fait aucune concession au goût supposé du public. Dans une filmographie ambitieuse, il a le plus souvent choisi de jouer sur le malaise suscité par des situations ambiguës, inquiétantes ou anxiogènes. Et filmé sans relâche ses propres obsessions

L’importance qu’il accorde au son, la multiplicité des langues qu’il parle et qu’il met en scène, la façon subtile dont il utilise sa voix et les accents en font le plus international des cinéastes. La volonté polanskienne de dépeindre la diversité du monde contemporain au travers de sonorités culturelles diverses se retrouve dès les solos utilisés par Komeda lors de ses premiers films, mais aussi dans l’ensemble de son œuvre. Ces sonorités variées rejoignent souvent par ailleurs l’univers trouble du réalisateur, des gouttes d’eau qui envahissent l’écran, les bruits insistants de voisins trop présents derrière la cloison, intrusions par des coups frappés aux portes, voix monocorde du GPS ou sonneries incessantes des portables dans Ghostwriter ou Carnage.

Roman Polanski est aussi le plus primé des cinéastes vivants, sans toutefois être le plus estimé.
Petit regard sur l’un des plus grands réalisateurs de son temps...

Le maître et l’élève, la victime et le bourreau.

Alors qu’aucun de ses films, à part La bicyclette, son premier court-métrage, n’est autobiographique, toute son œuvre est paradoxalement interprétée d’après sa vie. Le huis-clos, un thème majeur chez lui puisqu’il caractérise une dizaine de ses films, en est l’illustration parfaite. Presque tous les commentateurs lient l’ importance de cette construction scénaristique aux traumatismes de l’enfance, au syndrome de la fuite du ghetto.

Mais quand dans une interview de 2001 accordée à la BBC le sujet est abordé, Polanski parle lui du film de Laurence Olivier Hamlet (1948), et le met en lien avec l’intimité d’un Vermeer : « J’ai aimé les films qui vous ont fait sentir que vous êtes réellement à l’intérieur de l’intérieur , ressentant presque la quatrième mur derrière vous , comme dans les peintures hollandaises " .

Ce huis-clos, qu’elle qu’en soit l’origine, lui sert a mieux décrire les passions excessives de l’âme humaine, qui ressortent mieux dans un univers contraint dont le personnage ne peut jamais s’échapper. L’enfermement, subi ou volontaire, est une figure constante de son œuvre : bateaux du Couteau dans l’eau ou de Lune de fiel, appartements ou maisons de Répulsion, du Locataire, de Rosemary’s Baby, d’Oliver Twist (2005), du Pianiste, de Carnage, châteaux de Cul-de-sac, du Bal des vampires, théâtre de La vénus à la fourrure.

Et même dans les films « en mouvement » alternent refuges et prisons, comme dans ChinatownFranticTess,Pirates ou The Ghostwriter.

Et les passions excessives de l’homme, ainsi closes en des enceintes, ont toujours chez Polanski un moteur qui est aussi une perversion : la domination. Elle est le ressort fondamental de la narration. Il y a bien sûr la version soft des films de genre, constituée par la paire professeur élève, la version plus politique constituée par la variante maître esclave, la version hard de la victime et du bourreau dont le paroxysme est la mort ou le viol , la version introvertie de la domination par des démons intérieurs qui mènent à la folie.

Mais dans cette dialectique qui est le sujet permanent de son œuvre, ce n’est pas l’assujettissement brut de l’un à l’autre qui intéresse Polanski. Ce qui le tourmente, c’est le dialogue entre le dominant et le dominé, le consentement de la victime, le lien entre elle et le tortionnaire. Comme dans La Jeune Fille et la mort, où une femme règle ses comptes avec celui qui la tortura. Et si Polanski a tant attendu pour aborder directement le génocide des juifs dans la Seconde Guerre mondiale, c’est qu’il n’entendait pas seulement constater l’oppression, mais voulait aussi aller plus profond.

Cette désespérance fondamentale, qui renvoie l’être humain a ses propres contradictions, affirme que chacun d’entre nous peut être victime ou bourreau selon les circonstances, a tranché avec la vision du monde de la génération antérieure. Les cinéastes issus de la guerre divisaient l’humanité de façon manichéenne parce que les entreprises de reconstruction nationale exigeaient la création de héros.

A vouloir complexifier cette vision du réel Polanski a gagné (et parfois cultivé) une réputation de cinéaste sulfureux. A trop regarder sa vie privée, on commet cependant de graves erreurs, comme si l’on ne voulait voir l’oeuvre du Caravage qu’à travers son goût pour les garçons, parfois jeunes.

Sous ses angoisses, avec des capacités d’humour et d’autodérision, le cinéma de Polanski appelle à continuer l’odyssée humaine sous le signe de l’amour, et s’il décrit les perversions de nos univers mentaux, c’est autant pour le plaisir du spectateur que pour témoigner de la gigantesque paranoïa d’un monde contemporain faussement hédoniste et qui a bien vite oublié où pouvaient le mener les faces sombres de l’humanité.

Biographie

Né à Paris le 18 août 1933, dans une famille juive non pratiquante, Roman Polanski accompagne ses parents à Cracovie en 1936. La famille se retrouve enfermée dans le ghetto. Sa mère disparaît en 1941 déportée à Auschwitz. Son père sera quant à lui envoyé à Mathausen en 1943. Il en reviendra deux ans plus tard. Pendant ce laps de temps, le jeune Polanski va de famille d’accueil en famille d’accueil, est à Varsovie en 1943, connaît la faim et la misère. Il affirmera cependant, en 1990, « avoir eu une enfance heureuse ».

La fin de la guerre, l’arrivée au pouvoir des régimes communistes ne signifient pas pour lui la fin des tracas. Fils de commerçant, il est soupçonné de bourgeoisie...

Il fréquente adolescent les camps de scouts et se découvre une vocation d’artiste et de comédien peu prise au sérieux par son père. En 1946, il intègre la troupe radiophonique de la Joyeuse Bande, chargée d’émissions de radio de propagande communiste pour les enfants. En 1948 il est choisi pour le rôle principal du Fils du régiment. Il y interprète un jeune paysan, coqueluche de l’Armée rouge et prisonnier des Allemands durant la guerre. La pièce est un réel succès.

Il rate son baccalauréat, mais est admis dans une école d’art grâce à ses talents de dessinateur, s’en fait renvoyer un an plus tard, en 1953. Mais il aime surtout faire l’acteur. De 1947 à 1953, il se produit avec diverses troupes et se fait remarquer. Il joue dans le premier long-métrage d’Andrzej Wajda, Une fille a parlé (également nommé Génération, 1954), devient son ami, puis suit les cours de la célèbre école de cinéma de Lodz, dont il sortira diplômé, et y réalise plusieurs courts-métrages.

Ceux-ci sont déjà porteurs des thèmes qui hanteront toute son œuvre : une vision désenchantée du monde, où violence et assassinats se mêlent à l’indifférence ou au voyeurisme. Ce sont La bicyclette (inachevé, 1955), Meurtre (1956), Rire de toutes ses dents (1957), La Lampe (1959), Quand les anges tombent... (1959), où joue sa propre femme, Barbara Lass de son nom d’artiste. C’est le seul film où Polanski évoque directement les cruautés de la guerre, et inaugure un style mélodramatique direct qui trouvera plus tard écho dans Tess.

Trois autres courts-métrages sont eux très allégoriques, parlent de la dialectique du maître et de l’esclave, de la violence donnée et subie ou acceptée. Ces films très remarqués sont Deux hommes et une armoire (1958), et Le Gros et le maigre (1961), tourné en France avec la collaboration de Jean Rousseau.

C’est à l’occasion de Deux hommes et une armoire que commence la collaboration de Polanski avec Krzysztof Komeda .

Cette rencontre mènera le musicien à écrire pour d’autres cinéastes, dont Edward Etler, Andrzej Krakowski, Jerzy Passendorfer, Janusz Nasfeter, Andrzej Wajda et Jerzy Skolimowski, sans oublier le cinéaste danois Henning Carlsen.

Komeda est un musicien de jazz au style lyrique assez expressif, et sa communauté artistique avec Polanski saute à l’oreille. Le réalisateur affirme d’ailleurs ne jamais lui avoir donné de consignes, tant celui-ci savait d’instinct quels étaient les désirs du cinéaste. Mais le jazz polonais de l’époque, appelé jazz des catacombes du fait des lieux où il était obligé de se produire, est mal vu , et son emploi complique encore les relations de Polanski avec le régime.

La collaboration avec Komeda durera jusqu’à Rosemary’s baby, et ne sera interrompue que par la mort du musicien, en 1969.

Il reste de dix-huit mois à Paris, et à la fin de son idylle avec Barbara Lass regagne la Pologne. Son dernier court métrage polonais sera Les Mammifères (1962), un film sans dialogue ni bruitage, entièrement tourné sur fond blanc, et assez proche d’un dessin animé des premiers temps. Il développe déjà sa réflexion sur les rapports entre domination et soumission.

C’est en 1962 que Polanski tourne son premier long-métrage, Le couteau dans l’eau, dont il conçoit le scénario avec l’aide de Jerzy Skolimowski. Trois acteurs seulement. L’action se situe presque entièrement sur un yacht, décrit un huis-clos entre un couple marié et le jeune homme qu’ils ont pris à bord. Si l’intrigue fait irrésistiblement penser au Plein soilel de René Clément, que Polanski avait sans doute vu, le traitement du sujet est tout différent dans ce film épuré, violent, sans un poil de graisse autour de l’intrigue. Filmé en noir et blanc, c’est le seul film intégralement polonais de Polanski. Il remporte le Prix de la critique au festival de Venise, est primé au festival de New York. Et est nommé pour l’Oscar du meilleur film étranger en 1963.

En 1963, Polanski entame sa collaboration avec le scénariste Gérard Brach. Ils écrivent, co-réalisent un court-métrage, La rivière de diamants. Il fait partie du film collectif Les plus belles escroqueries du mondeco-réalisé entre autres par Claude Chabrol et Jean-Luc Godard. Il reste cependant en froid avec la nouvelle vague française, à qui il reproche son manque de rigueur technique, s’affirmant comme un chantre des films « à l’ancienne ».

Son premier film anglais, Répulsion, sort en 1965, et est à nouveau un huis-clos psychologique. Co-écrit avec Brach, le film, toujours difficile à supporter aujourd’hui, dégage une atmosphère malsaine particulièrement élaborée. Des murs qui se fissurent, Catherine Deneuve en proie à des hallucinations, des mains qui sortent des cloisons pour tenter de la saisir... Répulsion est un film oppressant. Si Polanski l’a depuis plus ou moins renié, il a souvent été cité en référence par les maîtres de l’épouvante, et par les psychanalystes qui y voient un cas typique d’analyse psychologique sur la décompensation.

Il co-signe avec Brach l’année suivante le scénario de Cul-de-sac, second film anglais et dernier film en noir et blanc pour lui. Le casting est impressionnant avec Donald Pleasence, Lionel Stander, Jack Mac Gowran et Françoise Dorléac. Dans un lieu fermé, un manoir coupé du monde par les marées, on retrouve la problématique du Couteau dans l’eau : un homme âgé en dominant un plus jeune, les rapports d’un couple et d’un homme qu’il a invité.

En 1967, dans une période très productive, il signe Le Bal des vampires une parodie de film d’épouvante. S’il change apparemment de style, ce n’est qu’en surface. Son approche du film de genre reste très originale. L’homosexualité du vampire, latente dans les autres productions, est ici ouverte.Et paraît iconoclaste aux puristes. Sharon Tate, qui joue le petit rôle remarqué de Sarah, deviendra la deuxième Madame Polanski après une idylle foudroyante sur le plateau du film. Jack Mac Gowran et Polanski lui-même interprètent des chasseurs de vampires qui vont avoir fort à faire dans la région où ils débarquent. La musique particulièrement subtile de Christopher Komeda, ajoute au côté envoûtant du film. Une veine baroque et bouffonne que l’on retrouvera dans Quoi ?

Un tel parcours et de tels succès ne pouvaient laisser indifférents les producteurs hollywoodiens, et Polanski va devenir le premier réalisateur issu de ce que appelait alors "le bloc de l’est" à réaliser un film outre-Atlantique. La Paramount lui propose deux projets, un premier sur le ski dont le cinéaste est grand amateur, et un roman d’Ira Levin, encore inédit : Rosemary’s baby. L’adaptation sera très fidèle à l’oeuvre. Le film est devenu un grand classique, tous genres confondus, même si le fantastique est ici la dominante. Mia Farrow, dans un personnage assez proche de celui de Deneuve dans Répulsion, est extraordinaire dans son rôle de femme immature en proie à l’angoisse.

L’art de la suggestion est porté à son comble pour ce cinquième film, un nouveau huis-clos de Polanski sur la possession démoniaque, également sublimé par la composition de John Cassavetes dans le rôle du mari. L’ambition déclarée du cinéaste, réaliser des films personnels et grand public, mais témoigner des formes d’angoisse auxquelles l’individu contemporain peut-être confronté, trouve ici un superbe aboutissement.

Polanski s’installe aux Etats-Unis, revient comme juré à Cannes pour un festival qui n’aura pas lieu, puis se rend en Angleterre pour une adaptation d’ Un animal doué de raison, un livre de Robert Merle.

A l’été 1969, Sharon Tate et ses amis sont assassinés dans la maison des Polanski, par une bande de fanatiques, la secte satanique de Charles Manson. Les conservateurs s’emparent du drame pour attaquer la vie dissolue du réalisateur, qui résiste mal à l’exploitation extrême du drame par les médias, qui relient le drame aux les films de l’auteur. Polanski regagne l’Europe.

En 1971 il se remet au travail, et réalise pour Hugh Hefner, directeur du magazine Playboy, une adaptation du Macbeth de Shakespeare. Le film conforte l’image de cinéaste maudit qu’a alors Roman Polanski. Conditions de tournage difficiles, violence répulsive pour les exégètes shakespeariens, le public ne se déplace pas en salle. Pourtant ce film, certes sanglant, n’est pas qu’un défoulement après le drame qui l’avait frappé. Macbeth incarne ici un Mal absolu qui nous parle moins de l’Ecosse moyenâgeuse qu’au monde que de la folie hitlérienne et de la permanence de ses réminiscences dans nos sociétés. Sans doute un des films de Polanski à redécouvrir d’urgence.

Le film suivant, Quoi ? (What ? ou Che ?), est devenu une œuvre presque invisible aujourd’hui. Et ce en dépit de la présence de Marcello Mastroianni et Sydne Rome, auxquels il donne la réplique. Malgré le huis-clos traditionnel, malgré une tentative de viol le film reste à part dans l’oeuvre du cinéaste franco-polonais. Il s’agit en effet d’un film léger, qui nous donne à voir le corps sculptural de Sidne Rome. Laquelle ne craint pas de se promener nue dans de multiples situations, provocant des péripéties insolites et drôles.

Un film qui fut sans doute le reflet de la vie apaisée que Polanski réussit à mener durant quelques années en Italie.

Le cinéaste revient aux Etats-Unis en 1973, pour s’attaquer à un film purement policier avec Chinatown. Sur un scénario de Robert Towne, Roman Polanski confirme sa capacité à se glisser dans tous les codes d’un film de genre. Jack Nicholson, déjà pressenti pour d’autres films, géant, se promène durant la moitié du film avec un pansement sur le nez dans le quartier asiatique de New-York. Il a à ses côtés Faye Dunaway, et l’immense John Huston. Polanski renoue avec le succès public, réalise un polar d’anthologie.

Polanski retourne alors vers Gérard Brach et écrit avec lui un nouveau scénario, Pirates , dans lequel Nicholson tiendra à nouveau le rôle principal... Mais la production ne suit pas les ambitions budgétaires du cinéastes, alors Polanski revient dans l’hexagone pour tourner une adaptation du roman de Roland Topor, Le locataire chimérique, dont le titre sera raccourci à l’écran pour devenir Le locataire.

Le scénario, à nouveau signé Brach et Polanski, est une merveille de précision paranoïaque, et le réalisateur signe sans doute ici son meilleur rôle, celui d’un homme (un polonais) qui emménage dans un nouvel appartement et perd peu à peu ses repères devant l’accumulation de ce qu’il croit être des les indices d’une présence. Le spectateur ne peut qu’accompagner ce voyage pour la folie dans une progression oppressante.

Isabelle Adjani, Shelley Winters, Jo Van Fleet, Bernard Fresson, Gérard Jugnot, Melvyn Douglas sont de la fête, et Le locataire marque la première collaboration avec Philippe Sarde. Une entente qui se poursuivra jusque dans les années 1980. Le film représente la France au festival de Cannes 1976.

Cette même année, Roman Polanski est accusé de viol sur mineure dans la demeure de Jack Nicholson. D’abord emprisonné, il s’exile mais ne peut plus rejoindre les Etats-Unis. Cette affaire le rattrapera en 2009. Depuis lors, toujours sous le coup des poursuites américaines, il ne conserve sa liberté de mouvement qu’en France, en Pologne et en Suisse. Hurricane, un film-catastrophe en projet tombe dès lors, le jeu de mots est facile, à l’eau.

Polanski est naturalisé français en 1977. Il produit alors, en co-production avec Claude Berri, un film dédié à Sharon Tate. C’estTess, d’après Thomas Hardy. Accusé de signer un film romantique pour soigner son image de marque, Polanski tourne en Bretagne, en Ile-de-France et en Normandie, en apportant un soin extrême à la qualité d’une reconstitution éblouissante. Une œuvre sophistiquée, romantique et élégante, mais peut-être moins originale que d’autres, qui fut récompensée par trois Césars et trois Oscars aux Etats-Unis. Et révéla Nastassia Kinski.

Au début des années 80, Roman Polanski livre une longue bataille à Francis Ford Coppola pour que Tess sorte aux Etats-Unis selon la version européenne. Et le projet de Pirates ne trouve toujours pas de financement.

Il se consacre alors au le théâtre, monte Amadeus à Varsovie et Paris, retrouve ses amours de jeunesse en remontant sur les planches. C’est aussi à cette période qu’il commence à rédiger son autobiographie, qu’il achèvera en 1984.

Son absence durera sept années, avant que le bateau de Pirates ne soit enfin à flot dans un port français. Le film de genre exigeait ici un budget énorme, et cela ce voit à l’écran, même si tout commence par une scène innérrable sur un simple radeau, sur lequel sont Walter Matthau (Nicholson est devenu trop cher) et Polanski. Le film reprend en fait une trame assez semblable à celle du Bal des vampires, un duo maître-élève, et une belle verve parodique.

C’est la dernière collaboration de Philippe Sarde avec Polanski. Mais le film est plus plat et moins transgressif que ne l’était le Bal des vampires, et l’accueil public et critique est mitigé. Le film a couté quarante millions de dollars, en rapporte cinq...

Polanski repasse alors par la case théâtre et revient sur scène dans une adaptation du chef d’oeuvre de Franz Kafka, La Métamorphose.

Puis, à la demande de la Warner qui lui laisse carte blanche, il assure en 1988 la réalisation d’un thriller parisien avec Harrison Ford, Frantic, qui lui permet de renouer un temps avec le succès. Le film, le plus hitchockien des films du cinéaste, simple formellement mais d’une belle efficacité, est celui des débuts d’ Emmanuelle Seigner, qu’il épouse et dont il aura deux enfants. Ennio Morricone a signé la musique, et Gérard Brach est toujours le co-scénariste.

En 1991, Polanski, président du Jury au festival de Cannes, donne avec son jury la Palme d’Or à Barton Fink, grand film tourmenté qui n’est pas sans faire écho à certaines de ses œuvres.

Lunes de fiel, film dérangeant et inconfortable pour le spectateur, sort en 1993. Une coproduction franco-britannique adaptée d’un roman de Pascal Bruckner, avec Peter Coyote, Hugh Grant, Kristin Scott Thomas et Emmanuelle Seigner. La longue descente aux enfers d’un couple qui ne peut ni se séparer ni vivre ensemble marque a ce jour la fin de la collaboration avec G. Brach. Et le public n’est pas au rendez-vous.

Alors Polanski retourne en 1994 vers un huis-clos à trois personnages avec La jeune fille et la mort, une pièce de théâtre qui devient film et fait la liaison entre les deux carrières du cinéaste. Cette histoire de la relation sado-masochiste entre un ancien tortionnaire d’Amérique du sud et sa victime, pour polanskienne qu’elle soit, se déroule d’une façon trop attendue, et est un des rares films surcotés de son auteur.

Dans les années 1990, ce sont surtout son travail au théâtre et à l’opéra qui retiennent l’attention. Il dirige à l’Opéra Bastille une nouvelle version des Contes d’Hoffmann d’Offenbach en 1992 avec José van Dam et Natalie Dessay.

Quatre ans plus tard, il met en scène la pièce de Terrence McNally, Maria Callas, la leçon de chant, ce qui lui vaut une nomination aux Molières. En 1997 vient la création d’une comédie musicale tirée de son classique Le Bal des vampires qui démarre à Vienne et entame une tournée triomphale de Stuttgart à Hambourg. Il fait également une apparition, dans son propre rôle, dans Grosse fatigue, de Michel Blanc avant que Giuseppe Tornatorene lui demande de donner la réplique à Gérard Depardieu dans Une pure formalité, un film proche de l’atmosphère chère au réalisateur.

En 1996, Roman Polanski est sur un nouveau projet : The Double, adapté d’une nouvelle de Dostoïevski avec John Travolta et Isabelle Adjani. Mais, suite à des différends avec la star américaine et les producteurs internationaux, le projet est abandonné alors que les contrats des techniciens sont signés et les décors construits aux studios de Boulogne.

Une nouvelle fois, le cinéaste s’éloigne des plateaux de cinéma, revient au théâtre pour monter Master Class à Paris. Fanny Ardant y interprète Maria Callas. Pas un triomphe, mais un succès.

L’auteur espagnol Arturo Perez-Reverte est a l’origine du film suivant de Polanski avec son roman Club Dumas. Le cinéaste ne garde du livre que l’une de ses deux intrigues, celle qui tourne autour du satanisme évidemment. Pour la troisième fois, Emmanuelle Seigner joue sous la direction de son mari, et incarne un personnage des plus énigmatiques, cependant qu’un Johnny Depp vieilli lui donne la réplique. Le film est rebaptisé La neuvième porte, reprend en partie les thèmes de Rosemary’baby mais de façon plus ludique, puisqu’ ici aventure et policier viennent se mêler au fantastique, que l’humour caustique de Polanski fait merveille. Sophistiqué, le film est le troisième successif du réalisateur à ne pas trouver un public important.

Le succès reviendra en 2002. Polanski avait toujours juré de ne jamais en parler, et avait de ce fait refusé à Spielberg de réaliser La liste de Schindler (dommage !). Quarante ans après ses débuts de cinéaste, Roman Polanski, tourne Le pianiste, un seizième film largement autobiographique, puisqu’il raconte la survie d’un jeune pianiste juif polonais, Szpilman, dans la tourmente du ghetto et de la guerre.

La composition ultra-précise du comédien Adrien Brody sert à merveille un sujet pregnant. Pour la troisième fois depuis La jeune fille et la mort, Wojciech Kilar, nouveau collaborateur régulier de Polanski, a composé la musique originale du film.
Palme d’Or à Cannes, pluie de Césars et d’Oscars, le film est un triomphe. Il n’est pourtant ni le meilleur ni le plus original de son auteur, mais le classicisme irréprochable de sa facture (Polanski trouve ici pleinement remplie sa vocation d’être un cinéaste ancré dans la tradition cinématographique) et un sujet sensible ont fait mouche.

En 2003, le cinéaste met en scène Hedda Gabler, le drame d’Henrik Ibsen, avec Emmanuelle Seigner dans le rôle-titre, au Théâtre Marigny. Puis il suit à Stuttgart une nouvelle version de la comédie musicale tirée de son Bal des vampires.

Puis s’attaque en 2005 à une nouvelle reconstitution historique, cette fois-ci adaptée de l’œuvre de Charles Dickens : Oliver Twist. Bien qu’il ait gardé toute l’équipe du Pianiste ou presque, acteurs excepté, le film, qui n’apporte grand renouvellement ni au genre ni à l’histoire, est un échec.

En 2006, Polanski dirige Thierry Frémont au Théâtre Hébertot dans Doute de John Patrick Shanley. Puis entreprend la réalisation d’un peplum, Pompei, d’après Robert Harris. Envisage Orlando Bloom et Scarlett Johansson dans les rôles principaux. Mais le projet, trop couteux et plombé par les retards de production dus à la grève des scénaristes à Hollywood (2007-2008), est finalement abandonné.

Maria Zenovich lui consacre en 2008 un documentaire, Roman Polanski : Wanted and Desired, qui tend à montrer l’absence de défense véritable, l’iniquité de la procédure qui amena sa mise en accusation pour viol sur mineure.

Une adaptation de Robert Harris en chassant une autre, il adapte finalement The ghost writer, avec Ewan McGregor et Pierce Brosnan, un thriller politique sur fond de dénonciation de la guerre d’Irak. Un thriller parfaitement maîtrisé, diablement efficace, esthétiquement convaincant, et qui est une des grandes réussites du genre dans le cinéma mondial des dix dernières années. Un film pour lequel il se voit décerner l’Ours d’argent de la meilleure mise en scène au Festival de Berlin 2010 et le troisième César du meilleur réalisateur de sa carrière, devenant le premier cinéaste à réussir le triplé dans la catégorie.

Le 27 septembre 2009, alors qu’il se rend à un festival de cinéma en Suisse, il est arrêté par la police suisse à Zurich, rattrapé par l’affaire de 1978. Emprisonné, il est libéré par les autorités suisses le 12 juillet 2010. C’est de sa cellule puis de son chalet de Gstaad où il est astreint à résidence durant plusieurs mois qu’il achève la postproduction de The ghost writer.

Son film suivant, Carnage, il le tire de la pièce écrite par Yasmina Reza. Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la "victime" demandent à s’expliquer avec les parents du "coupable". Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l’affrontement. Présenté en compétition lors de la 68è Mostra de Venise, le film est une déception et ne parvient pas à trouver son souffle.

Et arrive aujurd’hui sur nos écrans La vénus à la fourrure, d’après Murdoch, avant D , un film sur l’affaire Dreyfus...

Filmographie

Réalisateur

Court métrage

1955 : La Bicyclette (Rower)

1956 : Meurtre (Morderstwo)

1956 : Rire de toutes ses dents (Uśmiech Zębiczny)

1957 : Cassons le bal (ou Les trouble-fête) (Rozbijemy Zabawę)

1957 : Kirk Douglas (documentaire)

1958 : Deux hommes et une armoire (Dwaj Ludzie z Szafą)

1959 : La Lampe (Lampa)

1959 : Quand les anges tombent (Gdy Spadają Anioły)

1960 : Le Gros et le Maigre

1962 : Les Mammifères (Ssaki)

1964 : Les Plus Belles Escroqueries du monde - segment La Rivière de diamants

2007 : Chacun son cinéma - segment Cinéma érotique

2012 : A Therapy

Long métrage

1962 : Le Couteau dans l’eau (Nóż w wodzie)

1965 : Répulsion (Repulsion)

1966 : Cul-de-sac

1967 : Le Bal des vampires (The Fearless Vampire Killers ou Pardon me, but your teeth are
in my neck)

1968 : Rosemary’s baby

1971 : Macbeth (The Tragedy of Macbeth)

1972 : Weekend of a Champion, coréalisé avec Frank Simon

1972 : Quoi ? (What ?, Che ? Co ?)

1974 : Chinatown

1976 : Le Locataire

1979 : Tess

1986 : Pirates

1988 : Frantic

1992 : Lunes de fiel (Bitter Moon)

1994 : La Jeune Fille et la Mort (Death and the Maiden)

1999 : La Neuvième Porte (The Ninth Gate)

2002 : Le Pianiste (The Pianist)

2005 : Oliver Twist

2010 : The Ghost Writer

2011 : Carnage

2013 : La Vénus à la fourrure

Prochainement

D qui a pour sujet l’affaire Dreyfus

Acteur

1953 : Trois récits (Trzy opowieści) - segment "Jacek", de Konrad Nalecki : Genek "le petit"

1955 : Zaczarowany rower, de Silik Sternfeld : Adaś

1955 : La Bicyclette (Rower) (court-métrage), de Roman Polanski : celui qui veut acheter un
vélo

1955 : Godzina bez slonca (court-métrage), de Paweł Komorowski :

1955 : Une fille a parlé (ou Génération) (Pokolenie), d’Andrzej Wajda : Mundek

1956 : Nikodem Dyzma, de Jan Rybkowski : le garçon à l’hôtel (non crédité)

1957 : Wraki, d’Ewa Petelska et Czesław Petelski

1957 : Koniec nocy, de Julian Dziedzina, Paweł Komorowski et Walentyna Uszycka : Little
One

1958 : Deux hommes et une armoire (Dwaj Ludzie z Szafą) (court-métrage), de Roman
Polanski : le mauvais garçon

1958 : Téléphonez à ma femme (Co řekne žena), de Jaroslav Mach : un danseur

1959 : La Lampe (Lampa) (court-métrage), de Roman Polanski : un passant (non crédité)

1959 : Quand les anges tombent (Gdy spadają anioły) (court-métrage), de Roman Polanski :
vieille femme

1959 : La Dernière Charge (Lotna), d’Andrzej Wajda : musicien

1960 : De la veine à revendre (Zezowate szczęście), d’Andrzej Munk : le tuteur de Jola (non
crédité)

1960 : Au Revoir, A Demain (Do widzenia, do jutra), de Janusz Morgenstern : Romek

1960 : Les Sorciers innocents (Niewinni czarodzieje), d’Andrzej Wajda : Dudzio

1960 : Le Gros et le Maigre (court-métrage), de Roman Polanski : le maigre

1961 : Samson, d’Andrzej Wajda

1962 : Le Couteau dans l’eau (Nóż w wodzie), de Roman Polanski : la voix du jeune homme (non crédité)

1965 : Répulsion (Repulsion), de Roman Polanski : joueur de cuillière

1967 : Le Bal des vampires (The Fearless Vampire Killers), de Roman Polanski : Alfred,
l’assistant du professeur Abronsius

1969 : The Magic Christian, de Joseph McGrath : le buveur solitaire

1972 : Quoi ? (What ?), de Roman Polanski : Moustique (non crédité)

1974 : Du sang pour Dracula (Dracula cerca sangue di vergine... e morì di sete !!!), de Paul
Morrissey : l’homme dans la taverne (non crédité)

1974 : Chinatown, de Roman Polanski : l’homme au couteau

1976 : Le Locataire, de Roman Polanski : Trelkovsky

1982 : Chassé-croisé, d’Arielle Dombasle

1989 : En attendant Godot (TV), de Walter Asmus : Lucky

1992 : Back in the U.S.S.R., de Deran Sarafian : Kurilov

1994 : Grosse Fatigue, de Michel Blanc : lui-même

1994 : Une pure formalité (Una Pura formalità), de Giuseppe Tornatore : Inspecteur

2000 : Hommage à Alfred Lepetit, de Jean Rousselot

2002 : Zemsta (La Vengeance), d’Andrzej Wajda : Józef Papkin

2007 : Rush Hour 3, de Brett Ratner : Détective Revi

2008 : Caos calmo, d’Antonello Grimaldi : Steiner

2008 : Roman Polanski : Wanted and Desired, de Marina Zenovich : lui-même

2012 - Roman Polanski : A film memoir de Laurent Bouzereau : lui-même

Scénariste

1955 : La Bicyclette (Rower)

1956 : Meurtre (Morderstwo)

1956 : Rire de toutes ses dents (Usmiech Zebiczny)

1957 : Cassons le bal ! ou Les trouble-fête (Rozbijemy Zabawe)

1957 : Kirk Douglas (documentaire)

1958 : Deux hommes et une armoire (Dwaj Ludzie Z Szafa)

1959 : La Lampe (Lampa)

1959 : Quand les anges tombent (Gdy Spadaja Z Nieba Anioly)

1960 : Le Gros et le Maigre

1962 : Les Mammifères ou Les Bipèdes familiers (Ssaki)

1962 : Le Couteau dans l’eau ou Sillages (Nóż w wodzie)

1964 : Aimez-vous les femmes ?

1964 : La Rivière de diamants (segment intégré au long-métrage Les Plus Belles Escroqueries du monde)

1965 : Répulsion, avec Catherine Deneuve

1966 : Cul-de-sac, avec Françoise Dorléac, Donald Pleasence, Jack MacGowran

1967 : Le Bal des vampires (The Fearless Vampire Killers ou Pardon me, but your teeth are in my neck), avec Sharon Tate, Jack MacGowran, Ferdy Mayne

1968 : Rosemary’s baby, avec Mia Farrow, John Cassavetes

1970 : A Day at the Beach

1971 : Le Bateau sur l’herbe

1971 : Macbeth (The Tragedy of Macbeth)

1972 : Quoi ? (What ?, Che ?"Co ?"), avec Marcello Mastroianni

1974 : Chinatown, avec Jack Nicholson, Faye Dunaway

1976 : Le Locataire (The Tenant), avec Isabelle Adjani, Shelley Winters

1979 : Tess, avec Nastassja Kinski

1986 : Pirates, avec Walter Matthau, Cris Campion, Ferdy Mayne

1988 : Frantic, avec Harrison Ford, Emmanuelle Seigner

1992 : Lunes de fiel (Bitter Moon), avec Hugh Grant, Emmanuelle Seigner

1999 : La Neuvième Porte (The Ninth Gate), avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner

2010 : The Ghost Writer, avec Pierce Brosnan, Ewan McGregor

2011 : Carnage, avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz et John C. Reilly

2013 : La Vénus à la fourrure, avec Mathieu Amalric et Emmanuelle Seigner

Producteur

1960 : Le Gros et le Maigre

1966 : G.G. Passion (coproducteur)

1970 : A Day at the Beach

1972 : Afternoon of a Champion

1992 : Lunes de fiel (Bitter Moon), avec Hugh Grant, Emmanuelle Seigner (producteur)

1999 : Castelnuovo (producteur)

1999 : La Neuvième Porte (The Ninth Gate), avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner
(producteur)

2002 : Le Pianiste (The Pianist), avec Adrien Brody (producteur)

2005 : Oliver Twist, avec Ben Kingsley (producteur)

2007 : Chacun son cinéma - segment "Cinéma érotique"

2010 : The Ghost Writer, avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan (producteur)

Auteur (bibliographie)

Trois scripts de films : Le Couteau dans l’eau [scénario original de Jerzy Skolimowski, Jakub Goldberg et Roman Polanski], Repulsion [scénario original de Roman Polanski et de Gérard Brach], Cul-de-sac [scénario original de Roman Polanski et Gérard Brach], introduction et traduction par Boleslaw Sulik, New York, Fitzhenry and Whiteside. 275 pages (ISBN 978-0-06-430062-9) (ouvrage en anglais)

Roman Polanski, Roman Polanski’s What ?, Londres, Lorrimer. 106 pages, 1973 (ISBN 978-0-85647-033-2) et What ?, New York, Third Press, 91 pages, 1973 (ISBN 978-0-89388-121-4)

Le Locataire (scénario adapté par Gérard Brach et Roman Polanski, d’après le roman de Roland Topor : Le Locataire chimérique), Paris, L’Avant-Scène, 1976.

Roman par Polanski, Paris, Robert Laffont, 496 pages, 1984 (ISBN 978-2-221-00803-4)

Théâtre

1948 : Le Fils du régiment de Valentin Kataiev au Young Spectator Theater, Varsovie
(interprétation)

1978/1979 : En attendant Godot de Samuel Beckett (il interprète Lucky)

1981 : Amadeus de Peter Shaffer, Paris et Varsovie (mise en scène et interprétation)

1988 : La Métamorphose d’après Franz Kafka, mise en scène Steven Berkoff, Théâtre du
Gymnase Marie Bell

1987 : Le Viol du soleil d’après Peter Shaffer, Paris (mise en scène et interprétation)

1997 : Master Class (en) - La leçon de chant de Terrence McNally (en), adaptation Pierre
Laville, Théâtre de la Porte Saint Martin (mise en scène)

1997 : Le Bal des vampires (Tanz der Vampyre), comédie musicale de J. Steinman et M. 
Kuntze tirée de son film, Vienne (mise en scène)

1999 : Amadeus de Peter Shaffer, Milan (mise en scène)

2003 : Hedda Gabler d’Henrik Ibsen au Théâtre Marigny, Paris (mise en scène)

2004 : Le Bal des vampires, comédie musicale tirée de son film, Stuttgart (supervision et
vérification)

2006 : Doute de John Patrick Shanley au Théâtre Hébertot, Paris (mise en scène)

2006 : Dance of the vampires, comédie musicale, Berlin (mise en scène)
Opéra
1974 : Lulu d’Alban Berg, Festival de Spolète (mise en scène)

1976 : Rigoletto de Giuseppe Verdi, Opéra de Munich (mise en scène)

1992 : Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach, Opéra Bastille, Paris (mise en scène et production) D. Avron, Roman Polanski, Rivages, Paris, 1987

Petite bibliographie sélective autour des livres consacrés à Polanski :

J. Belmans, Roman Polanski, Seghers, Paris, 1971

P.-A. Boutang, Polanski par Polanski, Éd. du Chêne, Paris, 1986

F. Colombani, Roman Polanski, vie et destin de l’artiste, éd. Philippe Rey, Paris 2010

D. Ehrenstein, Roman Polanski, Cahiers du cinéma, 2012

F. X. Feeney, Roman Polanski, Taschen, 2006

R. Polanski, Roman par Polanski, Robert Laffont, Paris, 1984

A. Tilski, Roman Polanski, Gremese, Rome, 2006
Roman Polanski : Rosemary’s Baby 1968, Séguier-Archimbaud, Paris 2010.