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3/ Dix comédies

samedi 15 février 2014, par l’équipe de VO,

Les grecs ne connaissaient que deux genres : La tragédie et la comédie. La littérature puis le cinéma ont inventé de nouveaux modes, mais la comédie, qui est un type de traitement (et non un genre, comme le polar où la science-fiction) reste universelle. Habitée des bouffoneries de Molière, rehaussée d’humour anglais, la comédie connut deux âges d’or au cinéma : la comédie américaines des années 1930, joie de vivre et absurde au programme, et la comédie italienne des années 1960-70, plus encline à la critique sociale. Plaisir pur, elle est plébiscitée par le spectateur, et si hélas la comédie « à la française » fait en ce moment pâle figure, il ne manque pas de films où le divertissement rejoint le sublime. La preuve par dix, rien que pour vous.



"Pour rire" de Lucas Belvaux

1938 : Vous ne l’emporterez pas avec vous de Franck Capra avec James Stewart, Lionel Barrymore, Jean Arthur, Edward Arnold.

Un grand-père, après avoir fait fortune, pense que l’argent ne fait pas le bonheur. Il vit entouré de ses petits-enfants et de ses domestiques, dans une maison capharnaüm qui sert de erfuge à la tribu. Mais, sa petite-fille Alice tombe amoureuse du fils d’un homme d’affaires. Ils s’aiment mais pas leurs familles, qui n’ont pas la même conception de l’existence. Nous sommes chez Capra, le mirliton triomphe du canon. Délectable.

1938 : L’impossible Monsieur Bébé d’Howard Hawks, avec Cary Grant, Katherine Hepburn.

Un paléontologue veut récupérer l’os de brontosaure qu’un fox-terrier a dérobé. Une riche jeune femme recherche un bébé léopard fugueur. Ils se marièrent (et eurent beaucoup d’enfants ?). Le summum de la comédie américaine. M

1940 : La dame du vendredi d’Howard Hawks, avec Cary Grant, Rosalind Russell. Un rédacteur en chef sans scrupules doit convaincre son ex-épouse, journaliste de talent, de couvrir un scoop. Aussi délicieux que le précédent, avec des dialogues à la mitraillette. Jubilatoire

1977 : Annie Hall de Woody Allen avec Woody Allen, Diane Keaton, Tony Roberts, Carol Kane.

Pour devancer Starwars aux oscars, Il fallait un Woody Allen grand cru. L’histoire de sa liaison avec Diane Keaton, leurs différences de naissance et de physique, les blessures de l’amour vues par un humoriste génial qui passe du personnage d’Alvy Singer à lui-même pour mieux montrer ce qu’il y a d’introspectif dans son comique. Du rire qui rend intelligent. Du très grand art.

1990 : La discrète de Christian Vincent, avec Fabrice Lucchini, Judith Henry. A la suite d’un pari avec son éditeur, un jeune écrivain séduit une inconnue juste pour l’abandonner peu après et relater cette aventure. Mais tel épris...

1997 : Pour rire de Lucas Belvaux avec Jean-Pierre Léaud, Ornella Muti, Antoine Chappey, Tonie Marshall. Un joyeux renouvellement du trio le mari, la femme, l’amant. Lucas Belvaux utilise tous les personnages à contre-emploi. Dans le rôle du mari trompé ourdissant une machination machiavélique, Jean Pierre Léaud est époustouflant.

2000 : Le goût des autres d’Agnès Jaoui, avec Anne Alvaro, Jean-Pierre Bacri.

Un peu gentil dans son approche sociétale mais presque le meilleur de la comédie contemporaine à la française.

2007 : Un baiser s’il vous plaît d’Emmanuel Mouret, avec Emmanuel Mouret Virginie Ledoyen et (surtout) Julie Gayet. Maîtrisant aussi bien ses textes que ses cadrages, avec la liberté de ton et de forme qui le caractérise, Mouret signe un film sur l’adultère qui donne déjà envie d’être fidèle à la suite de son oeuvre.

2008 : Louise Michel de Benoît Delépine et Gustave Kervern, avec Yolande Moreau et Bouli Lanners. Comment utiliser efficacement les primes de licenciement. Drôle et méchant, politiquement incorrect.

2009 : Fais moi plaisir d’Emmanuel Mouret avec Emmanuel Mouret, Judith Godrèche, Frédérique Bel.

Renouant avec son personage fétiche d’anti-héros de la séduction Emmanuel Mouret a cette fois enrichi son vocabulaire comique d’une dimension burlesque visuel qui fait penser, par exemple, à Tati. Ses aventures de conjoint invité par sa compagne à la tromper avec une autre femme sont toujours aussi original, atypique et déroutant que dans ses 2 premiers films.

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