Accueil > Mille films cultes > 4/ Dix comédies musicales

4/ Dix comédies musicales

vendredi 14 février 2014, par l’équipe de VO,

La définition classique de la comédie musicale est un montage d’alternance entre scènes dialoguées et instants musicaux (qu’ils soient chantés et/ou dansés). La tendance moderne est d’utiliser cette terminologie pour définir tout film comportant des scènes musicales, qu’elles embrassent l’ensemble du film (Les parapluies de Cherbourg), où qu’elles viennent illustrer des moments du récit (On connaît la chanson). Nous privilégierons ici la seconde, qui a l’avantage de ne pas limiter le genre aux classiques américains, si immortels soient-ils. Une bonne comédie musicale, c’est un film dont on sort sans pouvoir s’empêcher de fredonner des mois durant une chanson. Une bonne comédie musicale, c’est un plaisir renouvelé de mélodies...


"Les demoiselles de Rochefort"

1935 : Le Danseur du dessus (Top hat) de Mark Sandrich avec Fred Astaire et Ginger Rogers.

Un monument de la comédie musicale, le couple mythique de la danse !

1947 : Fatma d’ Ahmed Badrakhan avec Oum Kalsoum , Anouar Wagdi , Soliman Naguib, Mohamed Fardousse.

Une jeune et jolie orpheline, recueillie par une riche famille dont elle devient la domestique, suscite l’amour du frère de ses bienfaiteurs...Le cinéma musical égyptien a dominé la filmographie arabe et orientale dans les années 1930 à 196o. Avec celle que Charles de Gaulle l’appelait La Dame, Maria Callas la Voix Incomparable , l’Egypte la quatrième pyramide, et les égyptiens la voix du peuple.

1951 : Un américain à Paris de Vincente Minelli avec Leslie Caron et Gene Kelly. Un must sur les mélodies de George Gerschwin.

Trop souvent réduit à son incroyable ballet final, dix-szept minutes de folie chorégraphiées par Gene Kelly sur la musique de George Gershwin et la photo de John Alton, ce chef d’œuvre aux huit oscars parle de la lumière et des peintres,fuit la réalité pour l’interpréter, réinvente un Paris « qui vous enchante puis se rit de vous ».

1952 : Chantons sous la pluie de Stanley Donen avec Gene Kelly.

Un film imperméable au temps, qui luit de cinéma sous toutes ses gouttes. Rien que de l’évoquer donne envie de chanter, et d’ailleurs, en ce moment même, ami lecteurs, vous avez la chance d’être éloignés de l’endroit d’où j’écris...

1955 : Blanches colombes et vilains messieurs (Guys And Dolls) de Joseph L. Mankiewicz avec Marlon Brando et Franck Sinatra.

Malgré son machisme, Frank Sinatra et Marlon Brando obligent, un film aux chorégraphies ludiques et, intelligentes. Guys And Dolls est truffé de gags, la mise en scène inventive , les décors d’une apparence plastique proche de la BD parfois sont servis par la mise en scène géniale de J.L. Mankiewicz.

1961 : West side story de Robert Wise avec George Chakiris, Nathalie Wood.

L’histoire de West Side Story est l’adaptation moderne de la pièce Roméo et Juliette de Shakespeare. Mais la fin du film est différente de celle de la pièce, les producteurs de la comédie musicale ayant demandé une fin plus optimiste, qui ne sera pas changée dans le film.

1966 : Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, avec Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Gene Kelly.

Un univers multicolore, avec des airs jazzys et enjoués de Michel Legrand. Gai et insouciant, on a toujours envie de danser et de chanter après une énième vision !

1979 : All that jazz (Que le spectacle commence), de Bob Fosse, avec Roy Scheider, Jessica Lange.

Un chorégraphe fait le bilan de sa vie. Moins morbide qu’étincelant, en particulier la dernière scène, superbe.

1983 : Le bal d’Ettore Scola avec Christophe Allwright et Aziz Arbia.

Un film musical autant qu’une authentique comédie musicale, mais le plaisir est si grand ! Cinquante ans de danse de salon en France. Les années 1920 , le Front populaire, la Guerre, l’arrivée du jazz et du rock, Mai 68, le disco voient des couples silencieux apparaître au fil de la musique pour former une fresque d’une justesse de ton incomparable. Du très grand art.

1997 : On connait la chanson d’Alain Resnais avec Jean Pierre Bacri, André Dussolier, Agnès Jaoui, Sabine Azéma.

« Résiste, prouve que tu existes », « Qu’est-ce-qu’elle à ma gueule », « Avoir un bon copain » , toutes ses chansons mises en situation, si elles constituent plus une comédie chantée qu’une comédie musicale à proprement parler, ravissent et enchantent. Resnais nous décrit nos névroses avec une baguette de maestro légère, et c’est régal.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.