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5/ Dix courts métrages

jeudi 13 février 2014, par l’équipe de VO,

Le temps ne fait rien à l’affaire... » chantait fort justement Georges Brassens il y a déjà bien longtemps. Cette maxime pourrait sans défaillir s’appliquer au cinéma, puisqu’il existe des films de plus de deux heures dont même cinq minutes ne méritent d’être sauvées, et des courts-métrages qui font partie intégrante de la grande histoire du cinéma. La démonstration par dix exemples choisis...
1963 : La jetée de Chris Marker Troisième Guerre mondiale, spectre des camps, méditation philosophique et beaucoup d’amour, dans un très grand-court métrage (30 minutes) exemplaire.

"Le naufragé" de Guillaume Brac

1963 : La jetée de Chris Marker.

Troisième Guerre mondiale, spectre des camps, méditation philosophique et beaucoup d’amour, dans un très grand-court métrage (30 minutes) exemplaire. Cité dans les cent meilleurs films de l’histoire du cinéma par presque toutes les sélections, à juste titre.

1965 : Beppie de Johan van der Keuken.

Des images d’un enfant nommée Beppie. Van der Keuken ne regarde pas l’enfant dans Beppie. Il scrute le regard de l’enfant qui regarde le monde. Un regard d’une humanité méticuleuse et tendre.

1989 : L’Ile aux Fleurs de Jorge Furtado avec Júlia Barth, Paulo José, Ciça Reckziegel.

Chef d’oeuvre de douze minutes, Ours d’Argent au Festival de Berlin en 1990 ainsi que les prix de la presse et du public au Festival de courts métrages de Clermont-Ferrand en 1991, ce film est impossible à raconter sous peine de faire perdre sa charge émotionnelle à celui qui le verra pour la première fois. Disons simplement qu’en ce laps de temps court, il réussit à la fois à émouvoir, à faire rire, et à expliquer le monde par le truchement de l’histoire d’une tomate.

1992 : Versailles Rive-Gauche de Bruno Podalydès.

Arnaud a rendez-vous galant dans son petit appartement avec Claire. La demoiselle arrive de façon inopinée alors qu’il est aux toilettes. Pour éviter une entrée en matière délicate il recourt à un stratagème tordu pour lui dissimuler son occupation. La ruse vire à l’imbroglio. Drôle et revigorant.

1999 : Salam de Souad el-Bouhati

Le vieil Ali, à l’heure de la retraite, est déchiré entre son angoisse de mourir en France et sa peur du retour au Maroc. Plein de finesse et de justesse.

2000 : Je t’aime John Wayne de Toby MacDonald.

Un jeune londonien s’efforce de parler français pour ressembler à son idole Jean Paul Belmondo dans À bout de souffle.
 Ironie sur la « french touch », dissonance entre la volonté de jouer les héros et l’ordinaire des rues de Londres qui crée un comique de situation imparable.

2002 : Quand le vent tisse les fleurs de Bania Medjbar .

Comment se tissent les liens entre un homme qui a égaré son passé, un immigré qui attend des papiers et rêve d’un avenir plus certain, et une enfant qui bouleverse les habitudes d’un couple habitué à sa liberté de vie.

2006 : Le remplaçant d’Andrea Jublin.

Un drôle de remplaçant déboule dans une classe . A se tordre de rire.

2007 : La Drumul Mare (La Vie est dure) de Gabriel Sirbu .

À la faveur d’un embouteillage, un jeune homme tente de dévaliser une jeune femme au volant de sa voiture. Mais l’approche de la police fait de lui le passager involontaire de sa victime. Inspiré d’une petite amie qui demandait au réalisateur de tenir son sac sur ses genoux. Plein de justesse d’observation et de finesse.

2009 : Le naufragé de Guillaume Brac

Une mise en scène élégante qui permet aux comédiens principaux d’avoir du temps et des espaces pour faire exister leurs personnages sans sombrer dans la caricature. Vincent Macaigne – dans le rôle de Sylvain – est d’un naturel et d’une justesse bouleversants. Le court qui, mine de rien annonce peut-être enfin le renouveau de la comédie à la française.

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