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Radio Kobani

De Reber Dosky, documentaire ; Pays-bas. 70’. 2017

dimanche 5 novembre 2017, par filparp

Le documentaire commence par le survol d’une ville détruite, où rien ne semble plus debout. Kobané , ville emblématique du Kurdistan syrien, à la frontière avec la Turquie, a été le théâtre de terribles combats entre l’Etat Islamique et les combattants kurdes entre 2014 et 2015.

Les images du début sont insistantes et insoutenables. Des cadavres déchiquetée dont une pelleteuse exhume les morceaux, des têtes décapitées, des membres que l’on remet à côté du reste du corps sur des brancards. Suivent des images de combats, dures.

Le but du jeu est atteint : quand la voix mélodieuse de Dilovan Kiko prend le spectateur par la main, tout en parlant à l’enfant qu’elle espère avoir un jour ( « Je vais te raconter l’histoire de ma ville... ») , celui-ci ne demande plus qu’à se laisser mener par le bout de son émission de radio, « Bonjour Kobané ! ». Dilovan Kiko fait parler les habitants, les réfugiés, les combattantes kurdes du YPJ (Unités populaires de défense des femmes), les amies, les journalistes.

Elle nous ressemble Dilovan Kiko, utilise facebook, parle flirt avec les copines, enfin celles qui n’ont pas été pendues par l’EL.

L’histoire s’emplit comme il se doit d’espoir sur la fin, et comme dans un film de la reconstruction soviétique, on nous montre l’espoir d’un avenir meilleur, la première boutique qui ouvre, la vie qui reprend ses droits.

Tout cela est sans doute un peu top simple pour être complètement juste, et certaines images, comme celles du repentir filmé d’un prisonnier, dont on ne sait trop d’où il sort ni depuis combien de temps il est là, laissent perplexes. D’autant que la réalité des combats à Kobani a été complexe, entre kurdes aussi (http://www.dailymail.co.uk/news/article-2820706/Kurds-help-Islamic-militants-battle-Kobani.html).

Le documentaire nie par ailleurs tout apport de matériel à l’alliance contre Daesh, alors que ce soutien a été notoire, même si souvent surestimé par l’exposition de quelques "mercenaires" ralliés à la cause kurde.

Un documentaire un peu trop laxiste dans sa démarche, même s’il restitue une part de vérité sur un sujet d’un brûlant intérêt.

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