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Début de contribution à une proposition de programmation...

dimanche 16 décembre 2007, par filparp

Article en création permanente ; nous attendons vos suggestions...

Les propositions qui suivent ne sont pas des propositions définitives, encore moins des exigences ou des désirs personnels. Elles sont simplement des pistes de travail argumentées destinées à ce que chacun puisse les démolir, les enrichir, ou les apprécier. Elles ne prétendent à rien d’autre que d’être des pistes pour les groupes qui devront « plancher » sur la future programmation de centre-ville, et rien ne nous ferait plus plaisir qu’elles soient complétées, amendées, discutées, et surtout que d’autres pistes sans rapport avec elles soit ici proposées !

Dans la programmation des associations du futur cinéma de centre ville, il nous a semblé, comme cela a déjà été évoqué, que quatre pistes principales de programmation devaient être retenues

Une piste « patrimoine", qui doit permettre à tous de découvrir ou redécouvrir des classiques. On ne comprendrait pas que ne soit plus jouées en salle les oeuvres du répertoire classique en musique, par exemple, le cinéma est un art et donc il est nécessaire que puissent être vus en salle les grands films anciens. La notion de patrimoine ne doit pas ici être conçue de façon coincée ou triste ou docte ou académique, bien au contraire.

Une piste « rétrospectives et hommages ». Faire d’un cinéma un lieu culturel, c’est non pas en faire un simple espace de diffusion, mais montrer les liens culturels qui lient les différentes partie d’une oeuvre, ceux qui unissent ou divisent les mouvements d’idées. En ce sens, le fait de réunir, à l’inverse des programmations commerciales, des oeuvres choisies d’un même réalisateur, d’un même acteur, d’un même directeur de la photographie, d’un même scénariste....constitue un engagement fort. Et là aussi les personnages et oeuvres susceptibles d’intéresser un vaste public ne manquent pas.

Une piste « en route vers le monde ». Présenter des panoramas de cinémas étrangers est un créneau du festival, le cinéma de centre ville se doit de prolonger cette thématique d’ouverture sur le reste de l’année, dans le même état d’esprit, c’est à dire en privilégiant clairement ici les oeuvres récentes et les documentaires, dont la
période récente a démontré qu’ils étaient très souvent porteurs.

Enfin et bien entendu, les choix de programmation faits par le directeur de l’EPCCCY devront aussi être accompagnés autant que faire se peut par les associations pour présenter la programmation la plus cohérente possible. Il est probable que bien souvent les trois pistes évoquées ci-dessus permettront cet accompagnement, mais aucune autre piste n’est à écarter le cas échéant.

Les propositions sont organisées de la façon suivante : une justification de la validité de la proposition par son intérêt culturel et « commercial » (étant entendu par là qu’il faut aussi que chaque proposition rencontre un public), et dix films. Si l’on estime une programmation trimestrielle comme équilibrée, soit douze séances proposées par les associations, et si on les divise en trois catégories alternées (voir ci-dessus), quatre à cinq films seront proposés par « cycle ». Si l’on veut pouvoir encore exercer un choix pertinent, et compte-tenu du fait que les copies ne sont pas toujours disponibles, une proposition initiale d’une dizaine de films semble cohérente.

PROPOSITIONS DE PROGRAMMATION « PATRIMOINE »

A/ A la découverte de la comédie italienne.

Toujours populaire, toujours appréciée, la comédie italienne cumule beaucoup d’avantages vis à vis du public : acteurs connus et donc attractifs, réputation justifiée de provoquer le rire, grande variété de genres. D’un point de vue cinéphilique elle est tout à fait satisfaisante également, puisque les plus grands réalisateurs ne l’ont pas négligée.

1 il bidone de frederico Fellini 1955. Avec CRAWFORD Broderick BASEHART Richard DE LUCA Lorella FABRIZI Franco MASINA Giulietta DE AMICIS Alberto WERLEN Mara BLAKE Sue ellen .La vie médiocre de trois minables escrocs profitant de l’incrédulité et de la naïveté des pauvres gens, des gens simples pour acquérir de l’argent à peu de frais. Escroqueries à la petite semaine qui mènent Augusto, Roberto et "Picasso" à se faire passer pour d’éminents ecclésiastiques faisant croire à des paysans que leurs terres renferment un mystérieux trésor .....

2 Profession : magliari de Francesco Rossi. 1959. avecAlberto Sordi, Belinda Lee, Renato Salvatori, Nino Vingelli, Aldo Giuffrè, Aldo Bufi Landi, Nino Di Napoli, Linda Vandal, Josef Dahmen, Else Knott, ... Mario, immigré italien en Allemagne, travaille dans une mine de Hanovre. Il se retrouve au chômage et se résigne à retourner en Italie, quand un certain Totonne lui vole son passeport pour échapper à la police. Mario décide alors de le suivre jusqu’à Hambourg, où Totonne lui propose une combine : devenir vendeur de tissu au porte à porte, un "magliaro".

3 Le pigeon de Mario Monicelli 1958. Avec Vittorio Gassman, Toto, Marcello Mastroianni. L’histoire pathétique d’une bande de voleurs qui organisent un improbable hold-up, rend compte avec humour et dérision des thèmes de la solitude, des marginaux, pour qui le boom économique n’a pas été favorable.

4 le fanfaron (Il sorpasso) . Avec : Vittorio Gassman (Bruno Cortona), Catherine Spaak (Lilly Cortona), Jean-Louis Trintignant (Roberto Mariani), Claudio Gora (Bibi), Luciana Angiolillo (la femme de Bruno), Linda Sini (Tante Lidia). 1h45. Les fêtes du 15 août ont rendu déserte la ville de Rome. Il fait chaud. Un homme encore jeune, Bruno, sillonne les rues vides à la recherche d’une cabine téléphonique. Il aperçoit un garçon à sa fenêtre, le hèle, lui demande la permission de monter chez lui pour donner son coup de fil. Le garçon accepte. Il est étudiant, timide, farouche. Il s’appelle Roberto. Pendant tout le week-end, les deux hommes ne vont plus se quitter. Bruno, très volubile, désinvolte, charmeur et... fanfaron, entraîne son nouvel ami dans les rues et la campagne romaines, à bord de sa voiture de sport, pour une série d’aventures insolites et plus ou moins bouffonnes. Le temps passe : Roberto est à la fois choqué et intéressé par l’attitude de son compagnon. Il veut rentrer chez lui, mais Bruno l’en empêche. Ils continuent leur équipée, font un détour pour rendre visite, dans une jolie maison rustique, à une tante de Roberto. C’est un havre de tranquillité. Bruno par sa verve, séduit tous les membres de la famille et son oeil exercé surprend en un clin d’oeil quelques secrets que Roberto, en plusieurs années, n’a pas découverts !

5 Les monstres de Dino Risi 1963 . Avec Ugo Tognazzi : Il padre (1), Le carabinier (2), Stefano (4), Battacchi (6), le député (8), le latin lover (9) Pilade Fioravanti (10), l’agent (12) Impiegato (14), le spectateur (16) le mari (18), Guarnacci (20).
Vittorio Gassman : (2, 3, 5, 7, 9, 10, 11, 18, 19, 20), Lando Buzzanca (Luchino, 4), Marisa Merlini (Paola Fioravanti, 10), Rika Dialina (Anna, 13), Michèle Mercier (Maria, 18). 1h55.
Film à sketches. Tant qu’à en mettre un...

1) Éducation sentimentale : un père enseigne à son fils que dans la vie il faut se débrouiller sans s’occuper des autres. Dix ans après celui-ci le vole et le tue.
2) Le monstre : un homme qui a massacré sa famille approche encadré de deux carabiniers ; lui est quelconque, eux sont monstrueusement laids.
3) La recommandation : un industriel, père d’une adolescente trop éveillée, s’oppose inflexiblement à tous les flirts de celle-ci, à l’exception d’un homme d’affaires grisonnant qui pourrait résoudre avantageusement une série de problèmes.
4) Comme un vrai père : à un ami venu lui demander conseil car il pense que son épouse, Luciana, le trompe, Stefano promet de parler à celle-ci ; puis il retourne au lit où l’attend Luciana.
5) Prise sur le vif : une vieille femme enlevée dans la rue se retrouve projetée à plusieurs reprises dans une piscine pour les besoins du tournage d’un film " néo-réaliste".
6) Le pauvre soldat ! : après avoir reconnu le corps de sa soeur, prostituée de luxe qui a été assassinée, un appelé se rend dans un journal pour y vendre le journal intime de celle-ci.
7) Quelle vie de chien : dans un bidonville, un miséreux laisse sa femme enceinte aux prises avec leur dizaine de gosses affamés et braillards pour assister à un match de football.
8) La journée de Monsieur le Député : un député démo-chrétien auquel un général vient dénoncer l’escroquerie d’un haut fonctionnaire au dommage de l’État, le laisse faire antichambre jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
9) Latin Lovers : sur une plage, deux jeunes gens caressent distraitement une belle fille assise entre eux. Celle-ci partie, leurs mains s’enlacent fébrilement.
10) Le témoin volontaire : un brave homme qui a voulu témoigner dans un procès criminel voit les plus petits détails de sa vie privée révélés au grand jour par l’avocat de la défense et se retire humilié.
11) Les deux orphelins : un médecin lui ayant dit pouvoir guérir son compagnon aveugle, un mendiant s’empresse d’emmener celui-ci dans une autre ville.
12) Le guet-apens : un agent de la circulation posté derrière un kiosque colle des amendes aux automobilistes qui se sont arrêtés pour acheter le journal.
13) L’esprit de sacrifice : se donnant le mauvais rôle, un homme marié amène sa maîtresse à prendre l’initiative de la rupture afin d’avoir les coudées franches pour se consacrer à la nouvelle maîtresse.
14) Vernissage : un employé, bon et pieux père de famille, vient d’acquérir sa première voiture, une 600. Pour l’inaugurer, avant de la montrer à sa petite famille, il y fait monter une prostituée.
15) La muse : la présidente d’un jury littéraire pousse un jeune paysan herculéen à la crinière bouclée vers un " Prix de la Première Œuvre " pour se payer sur sa personne.
16) Vienne l’oubli : un couple regarde un film où des soldats allemands fusillent des résistants contre un mur. L’homme dit à sa compagne que c’est ainsi qu’il voit celui de leur villa en construction.
17) La rue est à tout le monde : un piéton traversant la rue invective les automobilistes qu’il oblige à s’arrêter. Monté dans sa voiture, il manque d’écraser quelques piétons prioritaires.
18) L’opium des peuples : un mari est si absorbé par la télévision que sa femme en profite pour recevoir son amant chez eux.
19) Le testament de Saint-François : un prêtre surveille attentivement le maquillage de son visage et de ses amis avant de passer à la télévision pour faire un sermon sur la simplicité et l’humilité.
20) Le noble art : boxeur sonné réduit à la misère et fuis comme la peste par les managers, Guarnacci convainc un autre boxeur retraité, Antinori, de rencontrer le champion actuel pour toucher la prime. Antinori, massacré, se retrouve dans un fauteuil roulant que pousse Guarnacci .

6 L’armée Brancaleone. Mario Monicelli 1966 . avec Vittorio Gassman (Brancaleone da Norcia), Catherine Spaak (Matelda), Folco Lulli (Pecoro), Gian Maria Volontè (Teofilatto dei Leonzi), Maria Grazia Buccella (la veuve), Barbara Steele (Teodora). 2h00. En l’an 1100, le chevalier Arnolphe Main-de-Fer est en route vers le sud de l’Italie. Il doit prendre possession du fief d’Aurocastre. Une bande de gueux l’attaque et le laisse pour mort après l’avoir dépouillé et jeté dans une rivière. C’est ainsi que le parchemin d’investiture du fief d’Aurocastre tombe entre les mains des assaillants. Ceux-ci conçoivent le projet de choisir un imposteur qui prendrait la place d’Arnolphe Main-de-Fer. Le voleur Abacuc oriente leur choix vers un fanfaron qui se fait orgueilleusement appeler Brancaleone da Norcia. Une longue errance commence, au cours de laquelle les gueux de l’Armée Brancaleone sont plus soucieux de sauver leur peau que d’aller courageusement aux combats. Ils rencontrent Theophilas, à la tête des derniers Byzantins, et conquièrent une cité ravagée par la peste. Ils arrivent enfin à Aurocastre et s’apprêtent à goûter un repos bien mérité. Or la forteresse est prise d’assaut par les Sarrasins. Alors que Brancaleone et ses amis vont Étre empalés, les Sarrasins sont mis en déroute par des cavaliers surgis au dernier moment. Mais le chef des sauveteurs n’est autre qu’Arnolphe Main-de-Fer, qui a miraculeusement échappé à la noyade. Prisonnier dans une cage suspendue, Brancaleone sauvera sa tête et celles de ses compagnons en acceptant de grossir la troupe des croisés qui se dirigent vers la Terre Sainte.

7 La plus belle journée de ma vie d’Ettore Scola. 1970.avec Alberto Sordi, Pierre Brasseur - dont c’est le dernier rôle -, Charles Vanel, Michel Simon, Claude Dauphin. Un industriel italien devient le jouet et la victime de quatre jurés à la retraite dans une petite ville retirée.

8 L’argent de la vieille de Luigi Comencini 1972. Avec Alberto Sordi, Silvana Mangano, Bette Davis. A Rome, Peppino et Antonia habitent avec leurs quatre enfants un bidonville. Tous les ans, une vieille milliardaire américaine, qui fait le tour du monde en assouvissant sa passion des cartes en jouant avec des indigènes très pauvres, vient habiter avec son chauffeur (et ancien amant), George, une somptueuse villa sise à proximité. Fanatique du "Scopone Scientifico", un très ancien et populaire jeu de cartes italien, elle joue avec Peppino et Antonia à qui elle "prête" lors de la première partie un million, qu’elle regagne toujours. Peppino, Antonia, leurs enfants et toute la bourgade vivent passionnément ces parties en rêvant de plumer la vieille.

9 La terrasse d’Ettore Scola. 1980. Avec Ugo Tognazzi Jean-Louis Trintignant Marcello Mastroianni Serge Reggiani Stefania Sandrelli Galeazzo Bentilo Marie Trintignant. Des amis de longue date, appartenant au milieu de la gauche culturel, se retrouvent pour une rituelle soirée-buffet sur la vaste terrasse romaine de l’un d’entre eux. La camera se promène et surprend des conversations puis, suit un personnage dans sa vie, avant de revenir à la soirée et d’en suivre un autre. L’enthousiasme de la jeunesse a laissé place à l’amertume et aux constats d’échecs, autant professionnels que sentimentaux.

10 I love you de Marco Ferreri . 1986. Probablement la dernière grande comédie à l’italienne, dont le genre n’est guère perpétué que par Nanni Moretti, mais dans un style différent. Avec Christophe Lambert, Eddy Mitchell, Agnes Soral et Anemone...Michel est un jeune homme bien d’aujourd’hui. Lorsqu’il ne travaille pas dans la petite agence de voyages d’un grand centre commercial, il traîne son "blues", mi-triste mi-blasé. Il a pourtant plus de chance que son copain et voisin Yves ; non seulement, celui-ci est au chômage mais il n’a en plus, aucun succès auprès des femmes !
Mais rien ne semble pouvoir changer l’état d’esprit de Michel - pas même les récriminations d’une de ses amies, Barbara, qui décide de rompre avec lui. Et pourtant, tout va se transformer le jour où Michel ramasse par hasard, dans un terrain vague, un petit porte-clés très spécial : il s’agit d’un minuscule objet en forme de visage féminin, dont les lèvres bien rouges susurrent "I love you" dès que l’on siffle dans sa direction !

B/ Charlie Chaplin

Des copies restaurées viennent de sortir à l’occasion du trentième anniversaire de sa mort, et l’on n’a encore rien vu à la Roche/Yon...Pourquoi pas nous ?

Il n’y a que trois copies restaurées

1/The Kid (1921),

2/La Ruée vers l’or (1925)

3/Le Cirque (1928)

Mais il serait bien entendu possible de compléter le cycle pat d’autres chefs d’oeuvres, en relation aussi avec les scolaires.

PROPOSITIONS DE PROGRAMMATION « RETROSPECTIVES ET HOMMAGES »

A/ Marcello Mastroianni

Comme l’a prouvé le festival de Montpellier cette année, le beau Marcello rest une valeur sûre auprès du public, et attire toujours une population cinéphilique variée ; comme en plus il a joué dans nombre de chefs-d’oeuvre...

1/Dommage que tu sois une canaille . 1954 ; d’Aalessandro Blasetti. Avec Vittorio de Sica, Sophia Loren. Un chauffeur de taxi tombe amoureux de la fille d’un vieux filou.

2/ La Notte de Michelangelo Antonioni. 1961. Par le grand maître, quelques heures de la vie d’un couple. Fabuleux.


3/ Divorce à l’italienne
de Pietro Germi.. 1962. Avec Daniela Roca, Stephania Sandrelli. Pas de divorce autorisé en Italie : la seule solution, le crime passinnel, le moins sévèrement ppuni par la loi ! Marcello est un merveilleux baron.

4/ Journal intime de Valerio Zurlini. 1962. Avec Jacques Perrin. L’histoire d’une fratrie.


5/ Hier, aujourd’hui et demain
de Vittorio de Sica. 1963. Film a sketches. Avec Sophia Loren

6/ Huit et demi de frederico Fellini. 1963. Un chef d’oeuvre absolu.

7/ Rapt à l’Italienne de Dino Risi 1973. avec Carole André, Olivier Reed, Lionel Standler. Trois anarchistes prennent en otage un industriel pour couvrir leur fuite après une attaque à main armée. Ils se retrouvent dans la villa d’un général à la retraite.

8/ Les yeux noirs de Nikita Mikhalkov. 1986.Avec silvana Mangano et Marthe Keller. Les souvenirs du tendre Romano, serveur dans un paquebot du début du siècle...

9/ L’apiculteur de Theo Angelopoulos. Avec serge Reggiani. 1986. Un apiculteur vieillissant quitte sa femme et son foyer pour parcourir la Grèce.

10.Prêt à porter de Robert Altman. Avec Sophia Loren, Julia Roberts, Tim robbins, Jean -Pierre Cassel, Kim Bassinger. Le regard d’Altman sur le monde du prêt à porter. Très amusant, vraiment.

Il est évidemment à noter que « la terrasse » et « le pigeon » , du cycle « comédie italienne », appartiennent également au cycle « Mastrioanni », de même que « dommage que tu sois une canaille » »hier aujourd’hui et demain » et « rapt à l’italienne » peuvent s’intégrer dans le cycle « comédie italienne ».

En outre, « Prêt à porter » peut s’intégrer au cycle Altman proposé ci-dessous.

B/ Hommage à Robert Altman

Difficile de ne pas rendre hommage à l’un des trois grands disparus de l’année dernière. Hors Bergman et Antonioni portent, parfois à tort, une réputation de cinéastesplus difficiles. Autant commencer par le grand Robert pour la période d’ouverture du cinéma. En attendant...

1 M*A*S*H*. 1970. Palme d’or Cannes 1970.En pleine guerre de Corée, trois jeunes chirurgiens militaires, allergiques à toute forme d’autorité, antimilitaristes, noceurs, aimant avant tout l’alcool et les femmes, sèment la pagaille dans leur hôpital militaire américain mobile et font souffler un vent de folie subversive.

2 John McCabe. 1971.En 1902, John McCabe arrive à Presbyterian Church, ville minière de l’ouest américain. Il décide d’y ouvrir un bordel, ce qui fonctionne assez bien du fait de la présence de Constance Miller, une des prostituées, qui fait profiter de son expérience et s’associe à lui. Mais les jalousies vont surgir ausi vite que le succès de l’établissement... Des tueurs sont engagés.

3 Nashville. En 1975, Altman réalisa Nashville pour la Paramount, une sorte de comédie musicale qui met en parallèle le thème de la politique avec celui de la musique country. Les acteurs du film ont écrit leurs propres chansons. Keith Carradine reçut un Oscar pour sa chanson "I’m Easy".

4.Secret honor. 1980. Le film brûlot sur Richard Nixon, ancêtre de tout Micael Moore, en mieux.

5 Vincent et Théo. 1991. Un film sur la vie de Vincent Van Gogh, très intéressant à comparer au Pialat, et tout aussi magnifique.

6 The player 1992.Griffin Mill, directeur de production à Hollywood, reçoit des cartes postales anonymes menaçante. Il semble qu’elles émanent d’un auteur, dont le scénario aurait été recalé. Par ailleurs, il craint pour son emploi, d’autant qu’un transfuge de la concurrence est embauché, à ses côtés.
Après une brève enquête, le nom de David Kahane s’impose comme celui de l’auteur des menaces. Il se rend à son domicile à Pasadena, où il a un entretien téléphonique avec la compagne de Kahane, June. Il apprend que l’auteur est au cinéma pour voir Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica. Après la projection, ils se rencontrent et dans un bar, Mill lui propose une collaboration. Dans la rue, la discussion s’envenime, ils en viennent aux mains ; Kahane est tué.
Étant le dernier à avoir parlé à la victime, Mill est entendu par la police qui a de forts soupçons. Il se rend compte de son erreur vis-à-vis de Kahane quand il reçoit de nouvelles menaces. Parallèlement, il se rapproche de June, qu’il a rencontré aux obsèques du scénariste. Une confrontation est organisée par la police, avec un témoin qui a vu le meurtre, mais celui-ci le disculpe formellement.


7 Short cuts
1993Los Angeles, années 90, les destins de personnages aux prises avec les drames, les émotions, les plaisirs, les surprises et les hasards de la vie. Lion d’Or au Festival de Venise 1993, ainsi que le prix de la Fipresci et le prix d’interprétation pour l’ensemble des acteurs

8 Jazz’34 . 1996 . Un film sur le milieu du jazz..

9 Company 2003Le film est composé de brins d’histoires empruntée aux danseurs et chorégraphes actuels, ainsi qu’à la direction du Joffrey Ballet. La plupart des rôles sont joués par de vrais membres de la compagnie. Neve Campbell était danseuse de ballet avant d’être actrice ; c’est elle qui est à l’origine du projet. Elle a suivi un entraînement de quelques mois pour se remettre dans le bain, puis a joint l’entraînement normal du Joffrey Ballet . Un film qui pourrait être projeté en liaison avec les écoles de danse.

10 Gosford Park 2001. Ce film évoque une partie dans une grande propriété anglaise dans les années trente. L’histoire s’intéresse autant aux aristocrates qu’aux domestiques, avec les intrigues, les potins... Puis le maître des lieux se fait assassiner ce qui ouvre sur une enquête de police façon Cluedo.

c/Hommage à Jean Renoir

Boudu sauvé des eaux (1933)

Toni (1936)

Une partie de campagne (1936)

La règle du jeu (1940)

Le carrosse d’or (1955)....

PROPOSITIONS DE PROGRAMMATION « EN ROUTE VERS LE MONDE »

A/ Le cinéma espagnol

Enseigné dans nos écoles, la langue espagnole est peu souvent à l’honneur, si l’on excepte les cuccès d’Almodovar. Il existe pourtant de nombreuses oeuvres à découvrir dans le patrimoine cinématographique du pays le plus proche de La Roche/Yon par la distance...

1 AZUL de Daniel Sanchez Arevalo. 2006 (voir critique sur le blog).

2 Remake
de Roger Gual. 2007. Avec les comédiens d’Azul. C’est le Remake du film de toute une génération, mythique et désenchantéeLa première séquence donne le ton : le vigile d’un centre commercial disserte sans discontinuer sur les coutumes supposées des chinois, enchaînant les lieux communs d’une manière désopilante, au grand damne de son collègue plus âgé, et vraisemblablement plus avisé. Ce n’est que par l’écran interposé de leur vidéo de surveillance qu’apparaîtra l’un des protagonistes du film : Max, irréductible (du moins le croit-on) soixante-huitard, qui occupe toujours la maison où, quelques décenies plus tôt, avait vécu une communauté hippie. Ses anciens membres s’y réunissent pour un week-end de retrouvailles, qui va s’avérer aussi celui de tous les règlements de compte. Le groupe des personnages, dont on suit les arrivées successives, compose une galerie de portraits qui est elle-même le portrait d’une génération, de deux même pour être exacte : les anciens hippies, plus ou moins en crise et plus ou moins dépressifs, et leurs enfants, irrésistiblement contemporains. Mais le désenchantement est ici ressort de l’humour, et le film est fort drôle.


3 The secret lifes of words
. 2007. 4 goyas pour ce film intimiste et fort.

4 Ne dis rien (Te doy mis ojos)
De Iciar Bollain 2004 Avec Laia Marull, Luis TosarPar une nuit d’hiver, Pilar s’enfuit de chez elle en emmenant son fils. Antonio, son mari, la poursuit, veut la ramener à la maison, lui promet de changer, de ne plus être violent. Pilar, elle, va trouver loin de son époux un nouveau sens à sa vie

5 Iberia 2005 de Carlos Saura.

C’est tout pour nous pour le cinéma espagnol, mais nous sommes sûrs qu’il existe d’autres propositions...

B/ Panorama du cinéma roumain

En deux ans, le cinéma roumain a exprimé uen cohérence et un renouveau qui forcent l’admiration. Or nous sommes loin d’avoir pu tout voir à la Roche/Yon...

1/ 12 h 08 à l’est de Bucarest de Corneliu Porumboiu, sorti en 2007 en France. Il fait partie de la sélection officielle de la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2006 et a été récompensé par la Caméra d’or. Avec Mircea Andreescu Teodor Corban Ion Sapdaru Cristina Ciofu Luminita Gheorghiu

Seize ans après la révolution, une ville de province roumaine s’apprête à fêter Noël. Le patron de la télévision locale, Virgil Jderescu, décide de confronter ses concitoyens avec leur propre histoire avec l’aide de ses deux amis Piscoce, un vieux retraité solitaire, et Manescu, un professeur d’histoire endetté. Il organise alors un débat télévisé pour répondre à une question qui le préoccupe : leur ville a-t-elle réellement participé à la révolution ?

2/4 mois, 3 semaines, 2 jours (4 luni, 3 săptămâni şi 2 zile) est un film roumain réalisé par Cristian Mungiu, sorti en 2007. Il a reçu la palme d’or au 60e festival de Cannes.

Le film se déroule en Roumanie lors des dernières années du pouvoir du dirigeant Ceauşescu. Il raconte l’histoire d’une étudiante qui tente de se faire avorter avec l’aide de sa colocataire.
Le film relate aussi les conditions de vie difficile de ce pays, l’importance du marché noir, le retard des salaires, le contrôle de la société et les milles manières d’y échapper et de survivre. C’est un film sur la soif de contrôler sa féminité et son corps, quel qu’en soit le prix.
Le film surprend le spectateur à plusieurs niveaux : la "faiseur d’anges" est un homme, l’héroïne n’est pas la femme enceinte, l’absence de rebondissements spectaculaires, un déroulement de l’action en moins de 24 heures.
Au delà de la question éthique, le réalisateur fait de l’avortement un acte de résistance contre la dictature en place. Dans une atmosphère oppressante (la chambre universitaire ressemble à une prison, les passagers de la voiture semblent coincés, les longs couloirs sombres, etc.) où l’on sent le poids du contrôle de la société et de l’Etat sur les individus, la transgression reste la seule issue pour se sentir libre.
Une palme d’or , cela peut se revoir, et le film n’était pas resté très longtemps à la Roche

3/ Offset (voir critique sur le blog).

4/ La mort de Dante Lazarescu . de Cristi Puiu.Monsieur Lazarescu, 63 ans, vit dans un appartement avec ses trois chats. Un samedi soir, ce dernier ne se sent pas bien. Jusqu’à l’arrivée de l’ambulance, il essaye d’apaiser son mal avec les médicaments qu’il a sous la main. Puisqu’il n’a plus de pilules, il appelle ses voisins en aide.
Sandu et Miki, les voisins interrompus dans leur activité domestique, se portent à son secours. Ce qui semblait être un mal de tête, causé par l’abus d’alcool, s’avère être une infection plus sérieuse quand M. Lazarescu vomit du sang.
Finalement, l’assistante médicale de l’ambulance arrive. Sentant l’haleine alcoolique du patient, elle lui administre des vitamines et de la glucose mais, après une investigation plus sérieuse, elle décide de l’emmener à l’hôpital suspectant une tumeur au côlon.
A l’hôpital, les choses se compliquent...

5/ Niki et Flo 2003 France/Roumanie. de Lucian Pintilie Scénario : Cristi Puiu, Rezo Films Durée : 90 minutes La distribution : Niki Ardelean, Victor Rebenguic, Poucha Ardelean, Coca Bloos, Florian Tufaru, Rzavan Vasilescu, Angela Tufaru, Dorina Chiriac, Doïna Tufaru, Micaela Caracas, Eugen Tufaru, Serban Pavlu. La famille de Niki, un colonel à la retraite, est en deuil : son fils Mihai vient de décéder d’un accident stupide. La famille de Florian, son voisin d’en face, le soutient dans cette épreuve. Les deux pères de famille sont très liés : leurs enfants viennent de se marier et vont partir s’installer aux Etats-Unis. En attendant ce départ, le fils de Flo vit dans l’appartement de Niki avec sa femme. Mais ce rapprochement entre les deux familles est factice. En réalité, Flo est une ordure, un quinqua magouilleur qui, sous des airs aimables, profite matériellement du vieux militaire et se plaît également à l’humilier psychologiquement... jusqu’à ce que celui-ci craque.

6/ ’California Dreamin’ (nesfarsit)’ ,2007 premier et dernier long métrage de Cristian Nemescu, décédé dans un accident de voiture, alors qu’il venait de recevoir le prix "un certain regard" à Cannes, dont la présidente était Pascale Ferran.

c/Le renouveau du cinéma allemand

Les enragés de Detlev Buck (2006)
Michael Polischka, 15 ans, et samère s’installent dans un quartier populaire et multi-ethnique de la ville, Neukölln. Dès son arrivée, Michael ne passe pas inaperçu. Sa vie devient rapidement un enfer : il subit les menaces d’une bande d’adolescents qui terrorisent le quartier, le rackettent et l’agressent régulièrement. La vie de Michael
prend un tournant décisif quand Hamal, le parrain du quartier, décide de le prendre sous son aile. Mais tout service de ce genre ne va pas sans contrepartie. L’allure
innocente de Michael fait de lui l’homme idéal pour livrer en toutediscrétion la drogue d’Hamal aux trafiquants locaux...

Le bois lacté de Christoph Hochlauser(2003)
Sylvia est la belle-mère de deux jeunes enfants, Léa et Konstantin. Ils vivent en Allemagne, près de la frontière polonaise. La jeune femme ne s’entend pas avec eux. Un jour, en les ramenant de l’école, elle prétexte une course à faire en Pologne pour les y abandonner.
De retour à la maison, elle cache la vérité à son mari. Ne voyant pas ses enfants revenir, celui-ci part à leur recherche.

Désirs de Valeska Grusebach (2007)
Deuxième film de Valeska Grisebach, Désir(s) incarne pleinement le renouveau du cinéma allemand. Filmé au plus près des personnages, le film expose avec sensibilité la complexité des rapports humains.

Markus, mécanicien, et Ella, femme de ménage, vivent dans un village de deux cents habitants dans le Brandebourg et se connaissent depuis leur plus jeune âge.
Bien que leur bonheur paraisse parfait, ils doivent surmonter une épreuve : lors d’un exercice de pompiers dans la ville voisine et la beuverie qui suit, Markus a une affaire avec la serveuse Rose - le début d’un nouvel amour, différent de celui d’avec Ella...
« Désir(s) » c’est le délicat portrait d’un homme, qui tel un héros romantique est en proie à l’amour inconditionnel. Valeska Grisebach capture avec une approche documentaire l’essence du couple d’aujourd’hui, et surtout les attentes et désirs (in)assouvis qui en résultent. Au regard du titre original intraduisible en français, Désir(s) est un film sincère et profond dans la même lignée que « L’imposteur » de Christoph Hochhäusler ou encore « Voyage scolaire » de Henner Winckler.

Ping pong de Matthias Luthardt (2007)
Paul, adolescent de seize ans perturbé par le suicide de son papa, débarque à l’improviste chez son cousin. Durant quelques jours, son irruption va permettre aux secrets d’une famille bourgeoise d’exploser : le cousin qui travaille ses gammes de piano et picole en cachette, le papa lâchement dingo étrangement absent, la mère qui préfère son chien à son môme. Plus ça va, plus les tensions s’exacerbent. Jusqu’à l’imparable...

Messages

  • cycle espagnol : méfiance : cinéville et le cinéclub ont leur semaine espagnol éviter de marcher sur leur plates-bandes : on peut choisir l’Amérique latine à la place:dans l’atlas du cinéma des Cahiers il y aurait plusieurs pistes à explorer, sans compter la rue santa fé et la possibilité de faire venir Régis Debray

    ne pas oublier le créneau documentaire, souvent passionnant et qui permet de cibler le réseau associatif

    les arts plastiques font leur cinéma semble s’amorcer sérieusement ; ce genre de thématique pourrait être repris chaque année avec la musique, la littérature, l’architecture....etc

  • Propositions complémentaires ;
    - Piste "militante"(ne trouvant pas meilleur qualificatif) traitant plus particulièrement de luttes sociales ,écologiques,sur le monde du travail,luttes des femmes .....
    C’est évidemment transversal et aussi traité dans les autres pistes ,mais le film sur les LIPP par ex entre mal dans les pistes évoquées.

    - Piste "court-métrage"
    Je ne cerne pas du tout les contraintes.

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