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Quizz difficile en noir et blanc sur les grandes actrices françaises des années 1930-1960

lundi 16 janvier 2012, par maro

Gentil lecteur, laisse-toi replonger quelques décennies en arrière : fais un peu fonctionner ta mémoire et ta culture cinéphiliques à la recherche des plus grandes gloires féminines du "septième art" français.

EXEMPLE

5 points si tu trouves le nom de cette actrice sur ce seul indice : née en 1921 à Wiesbaden (en Rhénanie occupée), elle prend le nom d’un acteur disparu en 1937

4 points si tu as besoin de ce deuxième élément : elle a tourné - entre autres - avec Stanley Kramer, Sydney Lumet et Costa-Gavras

3 points avec cet indice supplémentaire : elle a obtenu l’Oscar de la meilleure interprète féminine pour "Les chemins de la haute ville" (non, ce n’est pas Marion Cotillard !)

2 points : on la retrouve dans "La Ronde", "Thérèse Raquin", "Les Diaboliques"...

1 point seulement s’il faut encore préciser : "Casque d’Or" (Becker, 1951), "L’armée des ombres" (Melville, 1969) et puis on ajoutera qu’elle fut longtemps la compagne d’Yves Montand

facile : c’est évidemment Simone Signoret, née Simone Kaminker ! Ca, c’était pour du beurre : on y va vraiment ?

ACTRICE N°1 : devenue très vite une immense vedette, elle a souvent joué des rôles de grande bourgeoise

5/ figurante dans "Mademoiselle Mozart" (1935), elle débute vraiment face à Raimu dans "Gribouille" (Marc Allégret, 1937).

4/ à Hollywood où elle reste durant toute la Guerre, elle fut la partenaire de Franck Sinatra ("Higher and Higher", de Whelan, 1943), Humphrey Bogart ("Passage to Marseille" de Michael Curtiz, 1944) ou Peter Lorre ("The Chase", 1946)

3/ née Simone Roussel en 1920, elle a forgé son pseudonyme d’après (Gaby) Morlay en l’américanisant. Elle trouble Jean Gabin dans le superbe film "Remorques" (Jean Grémillon, 1939-40)

2/ vamp fragile, elle interprète Nelly dans "Quai des Brumes" puis joue une femme émouvante et sensuelle dans "Les Orgueilleux" (Y.Allégret, 1953)

1/ elle a "d’beaux yeux, tu sais !" et ses initiales sont : M.M.

ACTRICE N°2 : une actrice hors du commun, inspirée, au jeu déconcertant avec quelque chose... d’international !

5/ femme de chambre de Jacqueline Delubac dans "Désiré" de Sacha Guitry (1937), en compagnie de Pauline Carton qui jouait la cuisinière

4/ partenaire de Michel Simon dans "Les Oies du Capitole" et dans "Fric-frac"

3/ Clara dans "Le jour se lève" (Carné, 1939), "Madame Sans-Gêne" (1941) puis Dominique dans "Les Visiteurs du soir" (Carné, 1942). Enfin, preuve que les Américains ont le sens de l’humour, elle interprète une résistante dans "Le jour le plus long".

2/ populaire, truculente, elle a quarante cinq ans quand elle incarne Garance dans "Les Enfants du Paradis".

1/ port de reine et accent parigot de Courbevoie, de son vrai nom Léonie Bathiat, cette "impératrice des faubourgs" choisit son pseudonyme d’après Arlette, un personnage d’une nouvelle de Maupassant se déroulant en Auvergne.

ACTRICE N°3 : anti-star douée d’autant de grâce que de longévité !

5/ née à Bordeaux en 1917, élève du Conservatoire de Musique, elle effectue toute sa carrière sous son vrai nom

4/ elle débute en 1931 dans "Le Bal" (Wilhelm Thiele, 1931)
avant d’apparaître dans de nombreuses comédies légères où elle montre ses aptitudes au chant. Sa vie est alors liée à Henri Decoin.

3/ elle interprète Maria Vetsera dans "Mayerling" (Anatol Litvak, 1938) et "Katia" pour Jacques Tourneur (1938).
Après la guerre, elle peine un temps à redevenir une des plus grandes vedettes françaises. Ensuite, elle est Elisabeth Donge dans "La vérité sur bébé Donge" (1951) et Madame de Raynal dans "Le Rouge et le Noir" (1954)

2/ actrice de prédilection de Max Ophuls - "La Ronde", "Le plaisir", "Madame de...", elle joue aussi pour Joseph Mankiewicz ("L’Affaire Cicéron" avec James Mason)

1/ on la retrouve encore plus tard dans "Les demoiselles de Rochefort" et "Une Chambre en ville" de Jacques Demy où elle jouait une nouvelle fois la mère de Catherine Deneuve. Elle prolonge une impressionnante carrière théâtrale, toujours en cours. Elle a D.D. pour initiales

ACTRICE N°4 : fine, légère, discrète... et pourtant une grande dame du cinéma français

5/ née Chassagne en 1922, elle a gardé son vrai prénom. Elle débute dans "Jeunes filles en détresse" (G.W.Pabst) et tourne avec Abel Gance dans "Paradis perdu" (1939). Marcel L’Herbier lui donne la vedette dans "La Comédie du bonheur" (1940) avec Louis Jourdan, "Histoire de rire" (1941). Passée en zone libre, elle joue avec Claude Dauphin dans "Félicie Nanteuil" puis "La Belle aventure" (1942)

4/ pendant ses périodes américaines, elle a tourné avec Jean Negulesco (1949), Fritz Lang ("American Guerilla on the Philippines", 1950) puis William Dieterle et Joseph Losey ("L’enquête de l’inspecteur Morgan", 1959)

3/ elle interprète la fille Rousset dans "Boule de suif" de Christian-Jaque (1945), Marthe dans "Le diable au corps" de C.Autant-Lara (1946) et la marquise de Pompadour dans "Si Versailles m’était conté" de Guitry (1954)

2/ elle joue Micheline dans "Falbalas" de Becker (1944), une religieuse chez Rivette, avec Jacques Demy dans "Peau d’âne"

1/ c’est aussi la mère de Tony Marshall (qui ne manque pas de l’employer dans ses films)

Pas trop compliqué, tout ça. On passe à la vitesse supérieure...

ACTRICE N°5 : une comédienne de fantaisie qui savait aussi danser, chanter ; autoritaire et sensuelle, à la fois exaspérante et attendrissante

5/ née en 1916, elle débute en 1934 dans "Dédé" (Guissart) et "La crise est finie" (Siodmak).

4/ gouailleuse, autoritaire, sensuelle, on la retrouve dans "Copie conforme" (Dreville, 1946), "Pattes blanches" (Grémillon, 1948), "Gervaise" (Clément, 1955, avec Maria Schell). Elle effectue ses dernières apparitions dans "Rocco et ses frères" (Visconti, 1960) et "Les aventures de Rabbi Jacob" (Oury, 1973)

3/ interprète Mila Malou dans "L’assassin habite au 21" (1942) de H.G.Clouzot qui fut son mari

2/ rend célèbre son "tralala" dans "Quai des Orfèvres" de H.G.Clouzot (1947) où elle interprète Jenny Lamour (tout un programme !)

1/ née à Paris le 31 décembre 1916, son vrai nom était Delaire... là, ça devient vraiment trop facile

ACTRICE N°6 : un sex symbol qui a illuminé l’immédiate après-guerre

5/ née Marie-Louise Mourer en 1920, elle interprète le premier rôle féminin dans "La ferme aux loups" (Pottier, 1943) avec François Périer

4/ elle épouse Christian-Jaque qui lui donne le rôle principal dans "Lucrèce Borgia" (1952). On la voit aussi dans "Belles de nuit" de René Clair (1952)

3/ starlette devenue la femme la plus photographiée de Paris, elle eut un destin tragique marqué par l’alcool et les dépressions. Morte d’une crise cardiaque à Monaco en 1967 et enterrée avec ses bijoux, sa tombe fut profanée

2/ quatre fois mariée (avec Christian-Jaque, le milliardaire Mike Eland...), elle est "Nana" pour Jean Renoir (1954)

1/ elle restera à tout jamais "Caroline chérie" (Richard Pottier, 1950), d’après Cécil Saint-Laurent et "Lola Montès" (Max Ophuls, 1955).

ACTRICE N°7 : une très grande dame du théâtre français, capable de tout jouer

5/ née en 1900, elle débute au cinéma dans "Vent debout" de René Leprince en 1922. Premier prix du Conservatoire, elle entre à la Comédie Française et en devient sociétaire dès 1928

4/ on la voit dans "Jean de la lune" avec Michel Simon (1931), "Marie Chapdelaine" (Duvivier, 1934)

3/ elle joue dans quatre films de Jean Grémillon : "L’étrange Monsieur Victor", "Remorques, "Lumière d’été", "Le Ciel est à vous" et Madame Tellier dans "Le plaisir" de Max Ophuls (1951)

2/ immense comédienne de théâtre : "La reine morte" de Montherlant, "Le soulier de satin" de Claudel, le cinéma ne l’occupe que de loin en loin : "Le Diable par la queue" (de Broca, 1969) ou "Des journéees entières dans les arbres" (Duras, 1976)

1/ elle était aussi depuis 1936 la compagne de Jean-Louis Barrault

ACTRICE N°8 : beauté féline, incarnation d’une féminité provocatrice (pour l’époque)

5/ née en 1931 et condisciple de Roger Hanin, elle débute en 1949 dans "Rendez-vous de juillet" de Becker

4/ soubrette d’Alida Valli dans "Les Amants de Tolède" (Decoin, 1952), elle est amoureuse de Jean Marais dans "Dortoir des grandes" (Decoin, 1953) en même temps que Dany Carrel et Jeanne Moreau

3/ "La Chatte" (1958) et "La Chatte sort ses griffes" (1959) la font connaître, avant "Le Fruit défendu" (d’Henri Verneuil, d’après "Lettre à mon juge, le roman de Simenon situé à La Roche sur Yon)

2/ Nini dans "French Cancan" de Renoir, avec Jean Gabin

1/ symbole de la féminité française jusqu’à l’arrivée de Brigitte Bardot, elle épousa Georges Cravenne... pas évident ? alors, chuchotons qu’elle se prénomme Françoise !

ACTRICE N°9 : un visage vivant et expressif qui l’a souvent condamné à des rôles de mauvaise fille (ou de garce)

5/ née en 1912, elle débute en 1933 dans "La Dame de chez Maxim’s" (Korda) puis "Ciboulette" (C.Autant-Lara)

4/ elle tourne avec Maurice Tourneur ("Val d’enfer", 1943), Max Ophuls ("Le Plaisir", 1951) et même Walerian Borowczyk ("Goto, île d’amour", 1968)

3/ alors compagne d’un acteur "louche", Lucien Gallas, elle est emprisonnée à la Libération

2/ Aurélie, "La femme du boulanger" de Pagnol (1938)

1/ incarne si bien Denise dans "Le Corbeau" de H.G.Clouzot (1943) qu’on l’a presque confondue avec son personnage ! Elle a G.L. pour initiales

ACTRICE N°10 : une grande dame, autoritaire, intelligente, et touche-à-tout (théâtre, radio, écriture...)

5/ partenaire de Buster Keaton dans "Buster se marie" (1930) et de Maurice Chevalier dans "Le petit café" (1931), elle joue dans "Le Rosier de Madame Husson" de Bernard-Deschamps

4/ présente avec Fernandel sur "L’Auberge rouge" (C.Autant-Lara, 1951), elle a tourné pour Otto Preminger dans un remake américain du "Corbeau" (1950) et pour Zanuck dans "Le jour le plus long" (1961)

3/ Elle est Blanche dans "Grand jeu" (1934), Madame Noblet dans "Pension Mimosa", l’héroïne de "Jenny" (Carné, 1936) ; elle joue dans "Drôle de drame" (Carné, 1937), "Le joueur d’échecs" (Dréville, 1938)...

2/ Mariée à Jacques Feyder depuis 1917, elle incarne Cornelia, la femme du bourgmestre dans "La Kermesse héroïque" (1936).

1/ Née Bandy de Nalèche, elle a le même prénom que la n°8 !

ACTRICE N°11 : ni la plus belle actrice, ni la meilleure... mais une personne "qui compte" dans le cinéma français

5/ née en 1926 ; amenée au cinéma par Marc Allégret, elle tourne quatre films avec lui dont "Les petites du Quai des Fleurs" (avec Odette Joyeux, Louis Jourdan, Bernard Blier et Gérard Philipe !)

4/ devient connue grace à Jacqueline Audry qui adapte l’univers de Colette dans "Gigi" (1948) puis avec "Minne l’ingénue" (1950) et "Mitsou" (1956)

3/ perverse Catherine dans "Voici venu le temps des assassins" (Duvivier, 1956), Colette dans "La Naissance du jour" (Demy, 1980)

2/ comme Brigitte Bardot (BB) ou Danièle Darrieux (DD), ses initiales sont redondantes ; son père était le peintre André Girard. Elle avait débuté au théâtre avec Claude Dauphin et a longtemps poursuivi cette activité ("Colombe" de Jean Anouilh...)

1/ épouse de Daniel Gélin (1945) puis d’Yves Robert (1956), productrice de cinéma et de télévision (Productions la Guéville), présidente de la Commission d’avance sur recettes, on la voit aussi dans "Un éléphant ça trompe énormémént" incarner la femme de Jean Rochefort

ACTRICE N°12 : "aristocratiquement populaire" (selon Pierre Marcabru), cette femme belle et déterminée a souvent joué les aventurières au cinéma en marge de sa très grande carrière théâtrale

5/ "J’étais une aventurière" (R.Bernard, 1938), "Sans lendemain" (Ophuls, 1939), "De Mayerling à Sarajevo", "Mam’zelle Bonaparte" (M.Tourneur, 1941), "L’Honorable Catherine" (L’Herbier, 1942) puis dans "Le blé en herbe" (1953) et "En cas de malheur" (1957, avec B.B.) de C.Autant-Lara

4/ "Lucrèce Borgia" pour Abel Gance, Antoinette dans "La Duchesse de Langeais" (J.de Baroncelli, 1941) sur un scénario de Giraudoux d’après Balzac

3/ Jean Marais, son partenaire dans "L’Aigle à deux têtes" (Cocteau, 1947), restera un de ses plus chers amis et ils meurent presqu’en même temps en 1998

2/ brune, grande, droite, elle est devenue une grande comédienne et a interprété Racine (Phèdre), Giraudoux (La Folle de Chaillot), Claudel (Le Partage de midi), Anouilh...

1/ son premier mari s’appelait Pierre Feuillère

Bien ; simplifions encore les règles du jeu : à partir de là, c’est chronologique mais on sait ou on ne sait pas !

ACTRICE N°13 : 3 points... ou rien

Née en 1884, pourvue d’une voix immédiatemment reconnaissable, cette "nature" est morte à 90 ans. Sa riche carrière cinématographique est surtout liée à Sacha Guitry : à partir de 1927, ils vont tourner 22 films ensemble ! Dactylo ("Le Nouveau Testament"), sous-préfète ("Le Mot de Cambronne"), cartomancienne ("Le Diable boîteux") et même criminelle ("Si Versailles..."), on se la représente plutôt en femme de chambre ou en concierge moustachue. Elle figure aussi dans "Le Sang d’un poète" (Cocteau, 1949) et chante avec Koval le célèbre duo des Palétuviers !

ACTRICE N°14 : 3 points... ou rien

Née Wigniole, elle rencontre Sacha Guitry en 1915 qui l’épouse en 1919, lui préparant des rôles sur mesure dans les comédies ("Je t’aime"), opérettes ("L’amour masqué", "Mariette") ou drames qu’il écrit. Danseuse et chateuse, c’est la reine des années 20-30. Elle abandonne poutant Guitry pour Pierre Fresnay et se partage ensuite entre cinéma et théâtre. Interprète de Hortense, l’amour de Jacques Offenbach dans "La Valse de Paris" (Marcel Achard, 1949), elle co-dirige le Théâtre de la Michodière. Après la mort de Pierre Fresnay, elle s’enferme dans ses souvenirs et meurt en 1977.

ACTRICE N°15 : 3 points... ou rien

Allemande, née Grette Gerda Kornstadt en 1906, elle débute en 1928 à la UFA, part à Hollywood et rentre en Europe en s’arrêtant en France. Elle joue une espionne dans "Mademoiselle Docteur" de G.W.Pabst, le rôle d’Elsa dans "La Grande illusion" (Renoir, 1938) mais on la connaît surtout comme héroïne de "L’Atalante" (Jean Vigo, 1934), avec Jean Dasté et Michel Simon.

ACTRICE N°16 : 3 points... ou rien

Née en 1907, elle débute à 16 ans dans "Napoléon" d’Abel Gance, choisissant son pseudonyme d’après un poème Edgar Poe. Elle tourne pour Siodmak ("Autour d’une enquête", 1931), Duvivier ("La Bandera", 1935), et surtout René Clair ("Le Million", "Quatorze Juillet"). Non loin du couple Arletty-Jouvet, elle embrasse Jean-Pierre Aumont dans "Hôtel du Nord" (Carné, 1938). Elle est en Angleterre pour le dernier film de Victor Sjöström ("Under The Red Robe", 1937) puis part comme vedette à Hollywood. Pendant le tournage de "Suez" (Alan Dwan, 1938), elle rencontre Tyrone Power qu’elle épouse. Elle fut dirigée (au théâtre) par Elia Kazan et John Huston, joua "Huis Clos" de Sartre à New York avant de divorcer et de revenir en France en 1947.

ACTRICE N°17 : 3 points... ou rien

Née à Monte-Carlo en 1909, elle débute en 1932 dans "Don Quichotte" de G.W.Pabst. Elle est la partenaire de Tino Rossi dans "Naples au baiser de feu" (1937), d’Eric Von Stroheim dans "Menaces" (Gréville) et "Macao, l’enfer du jeu" (Delannoy), la vedette d’un film fasciste italien "Les Cadets de l’Alcazar" (Genina, 1940)... ce qui lui vaudra quelques ennuis à la Libération. Elle fut l’une des plus belles actrices françaises et l’une des rares vamp, formant un vrai couple de cinéma avec Jean Gabin dans "Pépé-le-Moko" (1936) puis "Gueule d’amour" (1937).

ACTRICE N°18 : 3 points... ou rien

Née en 1909. Superbe (Miss Paris 1930), provocante, figure de la garce au bon cœur, elle débuta au cinéma en 1931 mais ne devint connue qu’avec "L’Etrange Monsieur Victor" (Grémillon, 1937), "Une Femme dans la nuit" (Gréville, 1941), "Le Feu sacré" (Cloche, 1941), "Carmen" (Christian-Jaque, 1943) et "Panique" (Duvivier, 1946, avec Michel Simon). Un temps scénariste puis productrice, elle fut sortie de l’oubli par Claude Chabrol avec "Nada" en 1973.

ACTRICE N°19 : 3 points... ou rien

Née en 1911, elle éclate dans "Le lac aux dames" (1933), avec Jean-Pierre Aumont et Rosine Deréan. Elle part ensuite à Hollywood, est mise sous contrat par la Fox et tourne pour Henry King ("Seventh Heaven", 1937) et Alan Dwan ("Josette", 1938). Joli petit minois et corps parfait, elle joue Séverine dans "La Bête humaine" (Renoir, 1938) avant de passer la Guerre à Hollywood où elle incarne "Mademoiselle Fifi (R.Wise) et surtout "La Féline" (Cat People) pour Jacques Tourneur (1942). De retour en France, on la retrouvera dans "Le Plaisir" (Ophuls, 1951).

ACTRICE N°20 : 3 points... ou rien

Née Odile Deupes en 1912, cette jolie brune joue au théâtre quand elle est remarquée par Maurice Cloche ("Nord Atlantique", 1939). Vedette de "Pièges" (Siodmak), sa période de gloire ne dure que quelques années : "Histoire de rire" (L’Herbier, 1941), "Premier bal" (Christian-Jaque) et surtout "Les Visiteurs du soir" (Carné, 1942) où elle joue le rôle d’Anne, à jamais figée dans le granit avec Gilles (Alain Cuny). Ensuite, bien peu de choses : à peine Eurydice dans "Orphée" (Cocteau, 1949).

ACTRICE N°21 : 3 points... ou rien

Née en 1914. Belle, grande, blonde, elle fut de tous les rendez-vous chics, les concours d’élégance et les dîners mondains de l’entre-deux-guerres où elle a beaucoup été courtisée ! Yves Mirande lui réserve son adaptation de "Messieurs les ronds de cuir", l’écrivain Paul Morand succombe à ses charmes puis Marcel Pagnol écrit pour elle "La Fille du puisatier" (avec Raimu et Fernandel). Elle est ensuite la partenaire de Jean Marais dans "La Belle et la Bête" (1946) puis "Les Parents terribles" (1948).

ACTRICE N°22 : 3 points... ou rien

Née en 1916 d’un père slovaque, elle débute au cinéma en 1935 avec Marcel L’Herbier dans "Nuits de feu" où elle joue Nadia mais ne devient connue qu’à partir de "Grisou" (de Canonge, 1936) et "Lumière d’été" (Grémillon, 1942). Pendant la Guerre, elle forme de beaux duos avec Pierre Brasseur dans "Promesse à l’inconnue" et "La Croisée des chemins" (1942) et Roger Pigaud dans "Douce" (1943) et "Sortilèges" (1944). Menant en parallèle une belle carrière théâtrale, elle est la partenaire de Gérard Philipe dans "Une si jolie petite plage" (Y.Allégret, 1948) et de Louis Jouvet dans "Entre onze heures et minuit" (Delannoy, 1949). Elle apparaît dans "Le Procès" de Welles (1962) ou "Une histoire simple" de Sautet (1981).

REPONSES

Toutes ces questions sont tirées de la lecture du très bon livre :
"NOIR & BLANC, 250 acteurs du cinéma français 1930-1960" d’Olivier Barrot et Raymond Chirat (Editions Flammarion)

1/ Michèle Morgan

2/ Arletty

3/ Danielle Darrieux

4/ Micheline Presle

5/ Suzy Delair

6/ Martine Carol

7/ Madeleine Renaud

8/ Françoise Arnoul

9/ Ginette Leclerc

10/ Françoise Rosay

11/ Danièle Delorme

12/ Edwige Feuillère

13/ Pauline Carton

14/ Yvonne Printemps

15/ Dita Parlo

16/ Annabella

17/ Mireille Balin

18/ Viviane Romance

19/ Simone Simon

20/ Marie Déa

21/ Josette Day

22/ Madeleine Robinson

Faites votre total :

* 60 points et plus, tendance Marcelle Chantal, Mila Parely, Véra Korène : nos plus sincères félicitations cinéphiliques. Comme disait Maurice Donnay : "Votre ignorance a des lacunes" !

* 50-59 points, tendance Corinne Luchaire, Paulette Dubost, Josseline Gaël, Claude May : très bien ! En guise de récompense, méditez cette pensée de Paul Valéry : "La mémoire est l’avenir du passé"... vous m’en ferez trois pages !

* 40-49 points, tendance Suzy Prim, Jany Holt, Tania Fédor : bien, bien, vraiment, car ce n’était pas facile. On ne peut pas tout savoir d’autant que "La condition essentielle de la mémoire, c’est l’oubli". Alors recevez tous nos encouragements !

* 30-39 points, tendance Line Noro, Suzanne Dantès, Colette Darfeuil : pas mal ! Sacha Guitry déclarait que "Le secret d’une culture intelligente, c’est de savoir sur quel rayon de la bibliothèque se trouve le Larousse" !

* 20-29 points, tendance Marguerite Pierry, Danièle Parola, Yvonne de Bray : vous voyez, vous êtes resté(e) très jeune dans votre tête. Boileau le déclamait avec virulence : "L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté"... et il faut toujours se prémunir contre les affections !

* 10-19 points, tendance Madeleine Guitty, Milly Mathis, Marguerite Deval : à quelque chose malheur est bon ; Nietzsche l’affirme dans "Humain, trop humain" : "L’avantage de la mauvaise mémoire est qu’on jouit plusieurs fois des mêmes choses pour la première fois" : veinard(e) !

* moins de 10 points, tendance Alice Tissot, Lucienne Bogaert : surprise, le cinéma existait avant "Shrek 4". En tous cas, il était courageux - voire héroïque - de se lancer à l’assaut de ce quizz en slip de bain et en tongues !

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